27 Février 2017

Gambie: Constitution du gouvernement d'Adama Barrow - Cheikh Sidya Bayo dans l'expectative

Le président du Conseil national de transition en Gambie (Cntg), Cheikh Sidya Bayo, n'est toujours pas contacté par l'actuel homme fort de Banjul, Adama Barrow, dans la constitution de sa nouvelle équipe gouvernementale. De retour dans son pays, après la fête du 42ième anniversaire de la Gambie, le jeune opposant à l'ancien président Yahya Jammeh entend choisir son camp, opposition ou pouvoir, après les législatives prévues dans 2 mois.

Le jeune opposant au régime de Yahya Jammeh, exilé au Sénégal depuis 6 ans, et dans l'opposition depuis 8 ans, est de retour dans son pays natal. Lui, c'est Cheikh Sidya Bayo, président du Conseil national de transition en Gambie (Cntg). Rentré au bercail juste après le retour du nouveau président élu démocratiquement, Adama Barrow, après son investiture au niveau de l'ambassade de la Gambie au Sénégal, il affiche sa satisfaction de voir «une Sénégambie réunie», tout comme de voir des «journalistes sénégambiens présents sur le territoire gambien». Quid de la composition du gouvernement du nouvel homme fort de Gambie ? Le jeune opposant d'alors reconnait que ce n'est pas facile de prendre les rênes d'un pays qui a été gouverné d'une main de fer pendant 22 ans. Sur sa disponibilité à travailler avec le nouveau président, Adama Barrow, M. Bayo répond que «si jamais on fait appel à moi, bien sûr, je répondrais présent». Il a, cependant, signalé qu'il agit «en tant que philanthrope» depuis son retour en Gambie.

Se prononçant par ailleurs sur la polémique suscitée par la nomination de la Vice-présidente par le tombeur de Yahya, Cheick Sidya Barro indique qu'il ne «comprend pas trop la spéculation et la polémique qui existent autour de la nomination de Fatoumata Tambadiang». Pour lui, cette dame a été l'architecte de la coalition qui a porté Adama Barrow au pouvoir. Donc, étant entendu que la Gambie est dans une phase de transition, selon lui, «il faut qu'on fasse preuve de souplesse. Ça ne sert à rien de polémiquer sur des gens qui sont en train de créer une nouvelle ére dans ce pays». Il a dans la même lancée magnifié les rapports entre le Sénégal et la Gambie. A son avis, «aujourd'hui, il est vrai que ce sont les Gambiens d'abord, mais on compte surtout aussi sur le peuple sénégalais».

Se prononçant, en outre, sur son avenir politique, l'opposant au régime de Jammeh laisse entendre qu'il est, lui aussi, dans une phase de transition. Pour lui, il n'est pas évident de se battre pendant toutes ces années contre le président Yahya Jammeh. Donc, actuellement, indique-t-il, «je retrouve mes miens». Quid des élections législatives auxquelles il ne compte cependant pas participer ? Cheikh Sidya Baye a fait savoir «qu'au moment venu, je trouverais ma place dans l'arène politique gambienne». Cela, sans pour autant donner des éclaircissements sur le camp à regagner, opposition ou pouvoir.

Gambie

Un an après la contestation des résultats par Yahya Jammeh

Il y a un an en Gambie, le 9 décembre 2016, après avoir accepté les résultats des… Plus »

Copyright © 2017 Sud Quotidien. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.