8 Mars 2017

Mali: L'ONU et ses partenaires se félicitent de l'installation des autorités intérimaires à Kidal

L'ONU et ses partenaires ont félicité les parties signataires de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali pour l'installation effective des autorités intérimaires à Kidal, le 28 février, et à Ménaka et Gao, le 2 mars, dans le nord du pays.

Dans une déclaration conjointe publiée mardi, l'Union africaine (UA), les Nations unies, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l'Union européenne (UE), en leur qualité de membres de l'Équipe de médiation appuyant la mise en œuvre de l'Accord de paix encouragent également les parties signataires « à poursuivre et à parachever ce processus » et les engagent « à surmonter les difficultés qui entravent la mise en place des autorités intérimaires dans les régions de Taoudéni et Tombouctou ».

L'ONU et ses partenaires ont salué également la conduite, le 23 février, par les parties de leur première patrouille mixte à Gao dans le cadre du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) et les ont appelé à étendre sans tarder lesdites patrouilles à Kidal et à Tombouctou.

L'opérationnalisation de ces arrangements constitue une avancée significative dans la mise en œuvre de l'Accord. Elle marque aussi une étape importante dans le renforcement de la paix et de la stabilité et le retour des services de l'État et la concrétisation des dividendes de paix.

Au vu des étapes importantes qui restent à franchir dans la mise en œuvre de l'Accord, l'ONU et ses partenaires ont invité les parties à l'Accord à continuer à honorer les engagements pris, notamment lors de la réunion de haut niveau du Comité de suivi de l'Accord (CSA) tenue à Bamako le 10 février, sous la présidence du Ministre d'État, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de l'Algérie, Ramtane Lamamra, ainsi qu'à mettre en œuvre toutes les dispositions de l'Accord relatives à la période intérimaire, de sorte à soutenir de manière consensuelle la réforme en cours de l'Etat et la nouvelle architecture politique et sécuritaire.

Elles ont appelé les parties à mettre en place sans tarder la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion, la Commission d'intégration et le Conseil national pour la réforme du secteur de sécurité, qui sont essentiels pour faire avancer le processus de paix.

L'ONU et ses partenaires se sont déclaré profondément préoccupées par la détérioration de la situation sécuritaire, ainsi que l'atteste le nombre croissant d'attaques et d'affrontements mortels dans les régions nord et centre.

Elles ont condamné fermement les attaques perpétrées le 5 mars contre des postes de contrôle des Forces armées maliennes à Boulkessi, coutant la vie à plusieurs militaires, et à Tombouctou, ainsi que les attaques terroristes qui ont récemment eu lieu dans des zones frontalières du Burkina Faso et du Niger. Elles ont appelé à une action rapide pour que les auteurs de ces odieuses attaques soient appréhendés et traduits en justice.

Elles ont demandé aussi aux parties à l'Accord de travailler étroitement pour améliorer les relations intercommunautaires, d'échanger des informations sur les menaces sécuritaires et de prendre des mesures concrètes pour prévenir et combattre l'extrémisme violent et le terrorisme.

À cet égard, elles se sont félicitées de l'initiative prise par les pays membres du G5 Sahel aux fins de renforcer l'efficacité de leur lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent, en appui aux efforts des parties maliennes.

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