14 Mars 2017

Burkina Faso: Flambée des prix des produits - Le Cadre de concertation tripartite à la rescousse

L'Etat pourra-t-il pousser à la baisse des prix des biens de consommation courante, qui connaissent une augmentation constante depuis avril 2016 ? C'est en tout cas l'objectif affiché du ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat qui, à travers son Cadre de concertation tripartite (CCT), a organisé un atelier dans ce sens, hier mardi 14 mars 2017, dans la salle de conférences de la Direction générale de la coopération (DGCOOP).

Ces dernières années, nous remarquons une hausse des prix des produits de consommation courante sur les marchés locaux : c'est le cas de l'huile, du sucre, du lait et de la farine de blé. La dernière augmentation en date porte sur le pain.

Pour qu'une réduction des prix soit effective, les consommateurs qui ont très mal à leur portefeuille ont le regard tourné vers l'Etat, notamment le ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat qui, dans le cadre de la lutte contre la vie chère et la flambée des prix des produits de grande consommation, a organisé hier mardi, la 9e session du Cadre de concertation tripartite (CCT).

Faut-il le rappeler, il s'agit d'un espace de dialogue entre les acteurs du secteur public, du secteur privé (commerçants et industriels) et de la société civile, notamment les syndicats et les consommateurs. Au cours de ce genre de rencontre, les prix plafond et plancher des produits de grande consommation sont généralement négociés.

Ils sont ensuite actés par un arrêté ministériel et immédiatement appliqués. Les produits concernés par le CCT sont, entre autres : le riz 25% brisure, le maïs blanc, le sorgho blanc, le petit mil, les huiles alimentaires, le sucre, le lait, le pain, le savon, le ciment, le fer à béton et les tôles.

A écouter le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Stéphane Sanou, la précédente session, qui a eu lieu le 26 avril 2016, avait abouti au plafonnement des prix des produits suivants : le maïs (155 FCFA/kg, soit 15 500 FCFA le sac de 100 kilos), le sorgho blanc (155 FCFA/kg, soit 15 500 FCFA le sac de 100 kilos), le petit mil (190 FCFA/kg, soit 19 000 FCFA le sac de 100 kilos).

Les prix des produits au programme pour la 9e session étaient les suivants : riz, céréales locales, huiles alimentaires, sucre, farine de froment, pain, lait et produits de la laiterie, savon, ciment, fer à béton, tôles, hydrocarbures, articles scolaires.

Le principal organisateur de la rencontre campe ainsi l'ordre du jour : «Nous avons constaté une inflation au niveau des denrées ces derniers temps. De concert, nous allons voir ce qu'il est possible de faire, sans pénaliser une partie. Pour ce qui concerne le pain, fort heureusement les représentants des boulangers sont là.

Dans ce secteur il y a déjà des arrêtés et règlements en la matière, et nous pensons que les boulangers ne vont pas rester hors la loi mais vont plutôt les appliquer.»

Toujours est-il que les consommateurs attendent beaucoup de cet atelier. Pascal Zaïda, secrétaire général de la Ligue des Consommateurs, a notifié la nécessité d'obtenir de la qualité et des prix abordables de la part des producteurs et exportateurs.

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