16 Mars 2017

Centrafrique: Le gouvernement et l'ONU plaide auprès du Conseil de sécurité pour la poursuite d'un appui international robuste

Photo: Présidence française
Photo d'archives - Visite officielle du président de la Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra, en France.

Le Président de la République centrafricaine (RCA), Faustin Archange Touadéra, et le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, ont plaidé, jeudi, devant le Conseil de sécurité, pour un soutien politique important et le maintien d'une présence « robuste » de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA) afin de consolider les acquis tangibles enregistrés au cours de l'année écoulée dans le pays.

« Si la situation continue d'évoluer positivement, la MINUSCA n'a pas vocation à s'éterniser en République centrafricaine », a indiqué M. Ladsous. Louant le « courage » et la « lucidité » de M. Touadéra, « Président de tous les Centrafricains », les membres du Conseil ont répondu favorablement à cet appel, le délégué de la France indiquant qu'il proposerait dans les prochains jours une déclaration présidentielle réaffirmant le soutien du Conseil à la RCA.

« Nous avons parcouru un long chemin: la période de transition, les élections et la mise en place des autorités nationales légitimes », a affirmé le Président centrafricain. « Notre priorité, a-t-il ajouté, reste la sécurité et la pacification de l'ensemble du territoire national ».

M. Touadéra s'est à ce propos félicité de la décision du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et de la faction antibalaka dirigée par Maxime Mokom de rejoindre le processus de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement (DDRR).

S'il a salué cette avancée, M. Ladsous a rappelé qu'un désarmement fructueux exigeait l'adhésion de tous les groupes armés et la mise en place d'un accord élargi répondant aux doléances des groupes armés et de la population. Une des pierres d'achoppement pourrait être la question de l'amnistie, dont le Président a rappelé qu'elle ne relevait pas de l'exécutif.

Des efforts « éminemment politiques » sont nécessaires, a affirmé le Secrétaire général adjoint. M. Ladsous a par ailleurs averti que les soldats de de la MINUSCA, qui viennent de jouer un rôle crucial dans le retour de la sécurité à Bambari, ne seront pas capables d'assurer la sécurité par la force sur un territoire grand comme la France.

S'agissant du soutien demandé, le Président centrafricain a souligné la nécessité « d'un nombre élevé de forces de défense et de sécurité formées, dotées de moyens adéquats et mobilisées sur le terrain aux côtés des forces des Nations Unies qui agissent pour l'instant seules ».

M. Touadéra s'est en effet dit préoccupé par la lenteur de la formation assurée par la mission militaire de formation PSDC de l'Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA) aux forces de sécurité nationales.

À l'instar du Président de la formation République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix (CCP), M. Omar Hilale, du Maroc, le Secrétaire général adjoint a demandé que les promesses de dons de 2,2 milliards de dollars formulées lors de la Conférence de Bruxelles de novembre soient honorées.

La situation humanitaire demeure en effet critique. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires en RCA (OCHA), plus de la moitié de la population centrafricaine, soit 2,2 millions de personnes, ont besoin d'une assistance alimentaire.

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