17 Mars 2017

Cote d'Ivoire: Superwoman, la soirée qui booste les femmes

«La soirée Superwoman a pour but d'écouter des histoires de femmes, de pouvoir s'en inspirer, de tirer des leçons pour se motiver ». Voilà l'objet de cet évènement crée il y a cinq ans par le webzine Ayana cofondé par l'ivoirienne Amie Kouamé-Ouatarra.

À Abidjan, le 8 mars dernier, près de 400 personnes dont de nombreuses femmes étaient réunies dans la salle de cinéma du Majestic Ivoire pour découvrir les quatre personnalités féminines à l'honneur de cette cinquième édition de la soirée Superwoman. La journaliste Haby Niakaté, l'entrepreneur Moayé, la blogueuse Sandrine Naguertiga et la pluridimensionnelle Michelle Tanon-Laura.

Tour à tour, pendant une heure, chacune d'elle a partagé son parcours, son itinéraire professionnel et familial fait à la fois d'obstacles, de remise en question et de réussite, bref son vécu. Ces histoires propres à elles ont cependant le mérite d'inspirer d'autres femmes.

Femme passionnante, super-active, maman de 3 enfants, Michelle Tanon-Laura a fortement marqué les esprits par ses multiples expériences. Docteur, enseignante, chercheur universitaire, inspecteur technique au ministère de la Communication, première vice-présidente de l'Association des Écrivains de Côte-d'Ivoire mais aussi conseiller conjugal, familial et sexologue, son savoir elle le partage volontiers lors de conférences dans des groupes de paroles et à la radio ; sa voix est bien connue des auditeurs de Radio Nostalgie-Côte d'Ivoire. « J'aime toutes mes casquettes, dit-elle. Chaque casquette a son charme. Quand je suis dans l'amphi avec des étudiants, ils m'apportent une fraîcheur et me font partager leurs rêves. C'est une grande responsabilité parce qu' il y a des personnes que j'ai inspiré qui me le disent. Et c'est vraiment vital pour moi », explique celle dont le crédo est « femme soit belle... et bats-toi ». Elle incarne à elle seule le leadership féminin en Côte d'Ivoire et est présentée par d'autres comme une véritable ambassadrice de son pays.

Son intervention a permis à de nombreuses femmes de trouver en elle un modèle de femme dynamique et investie auprès de sa famille. Un investissement qui se construit au fil du temps. « Je voyage beaucoup, je travaille beaucoup. Récemment, j'ai eu une discussion avec mon fils de 12 ans. Je lui disais si tu devais changer quelque chose dans ta maman, qu'est-ce que tu changerais. Il me répond : j'ajouterai la fonction être plus présente. Je lui dis, mais j'ai arrêté à la radio pour être avec vous les soirs. Il me dit, oui mais tu as toujours ton ordinateur. Donc je travaille à être plus présente ». Consciente de cela, la superwoman a créé quelque chose de très innovant pour renforcer la complicité avec ses trois enfants, « le moment qualité » entre elle et l'un de ses enfants. « C'est un moment exclusif entre l'un de mes enfants et moi. Et c'est à tour de rôle », explique-t-elle. Son contenu ? « C'est très variable. On peut ne rien faire. Etre ensemble et se tenir par la main pendant une heure ou deux. Tout comme on peut sortir faire une activité. Mais le moment qualité c'est le moment privilégié de chaque enfant avec moi. Ils l'ont très vite intégré, ils le comprennent. »

Quant à la blogueuse Sandrine, sa passion pour le digital reflète le dynamisme de la jeunesse africaine dans l'univers des NTIC. Un secteur qui évolue et offre cependant une possibilité à cette jeune femme de s'affirmer, de se faire entendre.

Il a aussi été beaucoup question de confiance et de l'importance d'avoir autour de soi une personne qui vous pousse à aller de l'avant. C'est le cas de la journaliste Haby Niakaté. Aînée d'une famille de 8 enfants, Haby a grandi en banlieue parisienne dans un environnement traditionnaliste d'une famille d'immigrés africains. Alors que cet environnement la prédestinait à obtenir un petit diplôme pour accéder rapidement au monde du travail, Haby a travaillé dur et est rentrée dans la prestigieuse institution parisienne d'enseignement supérieur Sciences Po. Le déclic ? Les encouragements et les mots de motivation de l'une de ses professeurs, qui l'a aidée à croire en elle et en ses capacités. Aujourd'hui Haby est journaliste, un métier qui la passionne. Et là encore, elle a choisi un secteur dans lequel on voit très rarement les femmes : le journalisme politique. Véritable « self-made woman », Moayé a également ému l'assistance.

Ces témoignages inspirants ont véritablement permis de prendre conscience de l'engagement des femmes en Afrique et de leur pouvoir à changer leur propre destinée. De vraie femme battante dont les histoires semées d'obstacles les ont permis de développer une autre perception d'elle en puisant en elle force et confiance pour « sortir du creux de la vague », d'accomplir vaillamment de grandes choses et de se construire des destins extraordinaires

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