18 Mars 2017

Congo-Kinshasa: Kidnapping au Kasaï - La Belgique presse Kinshasa à retrouver les deux membres de l'ONU

Une semaine après le kidnapping de deux membres du Groupe d'experts des Nations unies et leurs quatre accompagnateurs congolais, les recherches n'ont rien donné. Les Forces armées de la République démocratique du Congo et la Monusco sont aux trousses des kidnappeurs, sans succès jusque-là. La Belgique fait pression et pousse les autorités congolaises, les casques bleus à retrouver toutes les personnes enlevées.

Dans un communiqué publié, vendredi 17 mars, la Belgique exprime son inquiétude sur la disparition au Kasaï Central de deux membres du Groupe d'experts de l'ONU et les quatre congolais qui les accompagnaient. « La Belgique s'inquiète de la disparation de deux membres du Groupe d'experts de l'ONU sur la République démocratique du Congo ainsi que leurs quatre accompagnateurs congolais, survenue le week-end passé dans la province du Kasaï Central », note le communiqué.

Bruxelles appelle à la mise en œuvre de tous les moyens nécessaires en vue de les retrouver les plus rapidement possible. « Cinq jours après leur disparition, elle appelle les autorités congolaises, avec l'appui de la MONUSCO, à déployer tous les moyens possibles pour retrouver les personnes concernées. La Belgique exprime sa reconnaissance au Groupe d'experts pour l'important travail de recherche et d'investigation qu'il effectue dans des conditions difficiles et salue le travail des experts Michael Sharp et Zaida Catalán dans l'exercice du mandat que leur a confié le Conseil de sécurité des Nations unies », souligne le communiqué. Pour le royaume de Belgique, « leur disparition constitue une atteinte très grave aux efforts de la communauté internationale pour favoriser le retour de la paix et la stabilité en RDC ».

En déplacement mercredi dernier à Kananga, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, Maman Sambo Sidikou, a réaffirmé la détermination de la Mission à poursuivre ces recherches et a salué la coopération avec le gouvernement congolais. M. Sidikou a également lancé un appel à tous ceux qui auraient des informations à les partager avec la MONUSCO - un appel qu'il a réitéré jeudi sur Twitter au cinquième jour de la disparition de deux experts et de leurs quatre accompagnateurs.

Par ailleurs, dans le même communiqué, la Belgique dit être « fortement préoccupée par la détérioration de la situation sécuritaire en RDC, tout particulièrement dans la région du Kasaï. Face aux informations convergentes faisant état de violations massives des droits de l'Homme et du droit humanitaire dans cette région, y compris l'usage disproportionné de la force, des exécutions arbitraires et la découverte de fosses communes, elle plaide, avec ses partenaires européens, pour l'ouverture d'une enquête internationale et indépendante, en complémentarité et en soutien aux efforts nationaux », rapporte le communiqué.

C'est depuis août 2016 que la milice Kamuina Nsapu est active au Kasaï Central. Depuis le mois de décembre 2016, la MONUSCO a graduellement augmenté sa capacité opérationnelle dans le Kasaï, conformément à son mandat. A l'heure actuelle, la mission de maintien de la paix en RDC dispose d'une une présence effective à Kananga, à Tshimbulu, à Luiza ainsi qu'à Kabeya Kamwanga. Quant aux FARDC, ils ont créé une zone militaire opérationnelle dans l'espace Kasaï depuis janvier 2017 en vue de parvenir à imposer la paix et la sécurité.

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