19 Mars 2017

Burkina Faso: Dette de l'Etat aux médias privés - La presse écrite totalise plus de 300 millions FCFA

L'Etat burkinabè doit des centaines de millions à la presse privée. Une situation qui n'est pas sans conséquences sur le fonctionnement des organes de presse privés. Pour trouver une solution à cette impasse, le ministre de la Communication, Rémis Fulgance Dandjinou, a reçu dans l'après-midi du vendredi 17 mars 2017 les membres de la SEP (Société des éditeurs de la presse privée) en vue d'échanger sur les moyens de solder la dette, qui s'élève à 304 millions de FCFA pour seulement la presse écrite privée.

Difficultés financières, fermeture d'organes de presse, c'est ce à quoi l'on assiste de plus en plus dans le paysage médiatique privé burkinabè.

La raison principale : la dette de l'Etat. Une situation qui, selon Boureima Ouédraogo, président de la Société des éditeurs de la presse privée (SEP), fragilise la presse burkinabè de sorte que l'absence du moindre sous quelque part est un manque à gagner.

«La dette prise de 2013 à 2016 s'évalue à 304 millions de FCFA pour ce qui concerne la presse écrite privée », a-t-il lancé. Pour lui, le réglement de ces factures impayées aurait pu éviter la fermeture de certains organes de presse.

Même s'il reconnaît que cela n'est pas exclusivement lié à la dette de l'Etat, le président de la SEP soutient que cela aurait pu sauver certains. « C'est à l'Etat de faire l'effort pour que l'on ne dise pas que c'est à cause de lui que nous fermons », a-t-il confié.

Au regard de cette situation, le ministre de la Communication, Rémis Fulgance Dandjinou, a tenu à rencontrer la Société des éditeurs de presse dans l'après-midi du vendredi 17 mars 2017 à Ouagadougou.

Pour lui, par ailleurs promoteur d'un média privé, le gouvernement est conscient de cette situation qui a d'ailleurs fait l'objet d'une communication orale en Conseil des ministres : « A cause de la dette irrégulière de l'Etat, un certain nombre d'actions sont en train d'être menées pour régulariser ces factures», a confié le ministre tout en reconnaissant que la fermeture de certains organes n'est pas liée aux impayés de l'Etat : « Tous les médias ne ferment pas parce qu'il y a des problèmes de facturation et d'impayés, mais beaucoup de médias sont fragilisés parce que les facturations sont des éléments importants des recettes budgétaires, financières de nos médias ».

Le ministre reconnaît tout de même que ces irrégularités sont provoquées par l'administration publique qui demande des couvertures médiatiques, sans pour autant utiliser les bons de commande, et après prestation c'est la croix et la bannière pour se faire régler.

Cette situation vécue par le privé est la même au public : en 2016, le bilan donne 800 millions de FCFA pour la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB) et 200 millions pour le quotidien d'Etat Sidwaya.

Le ministre a promis qu'une solution serait trouvée et pourquoi pas celle d'aller vers un guichet unique afin d'éviter que les médias poursuivent chaque ministère pour se faire régler.

Pour Boureima Ouédraogo, Président de la Société des éditeurs de la presse privée (SEP), son souhait est qu'un certain nombre de mesures soient prises afin de permettre d'espérer dans le court ou moyen terme le règlement des factures.

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