20 Mars 2017

Congo-Kinshasa: Casser la pierre - Le gagne pain des ménagères de Mbudi

Si pour la plupart, les endroits les moins fréquentés de la ville de Kinshasa ne cachent rien d'autre que des beaux paysages, la découverte, elle, est d'un avis bien plus développé. Tenez! Le quotidien des ménagères qui, tenant leurs habitations à Mbudi, est enrichi de leur extra-muros, mieux leur gagne pain, qui n'est rien d'autre que le moellon.

Les endroits les moins fréquentés de la capitale congolaise ont, pour une multitude, la magnifique particularité d'être agréable aux yeux de ceux qui y mettent pour la première fois les pieds.

Ces endroits font état des sites touristiques pour la masse de la population résidant en pleine ville, parce que peu fréquentés par ces derniers. Cette affirmation découle de ce qu'on voit en allant à Mbudi.

Mais, en creusant un peu plus, il y a des fortes possibilités de rencontrer des pêcheurs ou autres femmes travailleuses dans différentes carrières de la place.

Ces dernières ont, chacune, une longue histoire à raconter de sa vie dans les carrières de Mbudi. Leur profession est bien évidemment celle de vendre les moellons qu'elles plastiquent, morcèlent ou transforment à caillasses.

«Cela fait seulement 3 ans que je me suis plongé dans ce domaine, pour trouver de quoi nourrir ma famille et envoyer mes enfants à l'école.

Mon bilan est assez positif, parce que c'est grâce au peu que j'obtiens ici, que mes enfants sont à l'abri des petits manques», a confié une des femmes travaillant dans les carrières de la place, qui a requis l'anonymat.

Le travail que font les femmes de Mbudi dans ces carrières, c'est une quasi pratique du concept "travaillez, prenez de la peine... qu'enseignait le Laboureur à ses enfants.

Mais, qu'à cela ne tienne, elles ne travaillent pas sans respecter des lois pour autant, car ces carrières ont chacune un responsable et des lois à respecter notamment, celle qui interdit toute bagarre ou dispute sur le lieu du travail.

Toutefois, dans l'exercice de leur travail, ces femmes rencontrent plusieurs difficultés telles que le manque de matériels de travail comme les lames et les mines pour ne citer que celles-là.

Par ailleurs, la liberté qu'a donné l'Etat aux étrangers de se construire des carrières, non loin des leurs, a depuis un laps de temps fait que le marché devienne difficile, car les gens aujourd'hui préfèrent s'approvisionner chez ces blancs au détriment des congolais, ne sachant pas que, derrière c'est le congolais qui souffre.

Elles ont parlé en vrac pour dire que l'Etat ferait mieux de leur installer des machines qui cassent les gros moellons, ce qui leur allégerait le travail.

Le plus important pour ces femmes, c'est ce qui découle du travail qu'elles exercent depuis plusieurs années, à savoir : les frais scolaires des enfants et la nourriture quotidienne qui est à minima assurée grâce aux petits bénéfices qu'elles ont dans chacun des sceaux qui se vend normalement à 1000 FC.

Une découverte qui, certes, pousse le gouvernement à voler au secours de ces femmes dépourvues de repos essentiel à cause de ce gagne pain qui, ici, demande plus que des efforts corporels, mais surtout un moral d'acier pour y arriver.

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