20 Mars 2017

Congo-Kinshasa: Jean-Pierre Alumba, un Congolais nominé pour être membre du Comité Directeur de PGO

interview

Partenariat pour un Gouvernement Ouvert -PGO- qui est actuellement chapeauté par le président Français François Hollande est une grande structure internationale engagée à promouvoir le développement.

Le Rd Congolais Jean-Pierre Alumba Lukamba est désigné parmi les 28 candidats qui vont être votés le 10 Avril pour servir à côté des autres Chefs d'Etat du monde comme Membre du comité de travail pour le mandat 2017-2018. Suite à cette nomination et face aux enjeux politiques au Congo-Kinshasa, sa patrie, l'homme, dans une interview, s'est confié à la presse. Les détails dans l'intégralité de cet entretien repris ci-dessous.

Quel est votre état d'esprit après le dialogue de la Cité de l'OUA, les discussions directes de la CENCO ainsi que l'ouverture de la session parlementaire ?

Jean-Pierre Alumba: Nous sommes serein et optimiste. Nous continuons aussi à apprendre chaque Jour des Politiciens Congolais.

Pour l'ouverture parlementaire, nous osons croire que la même pression qui a été exercée à contraindre le Chef de l'Etat à respecter la Constitution et ses mandats, va aussi être appliquée aux Députés et Sénateurs qui sont déjà fin mandat depuis le mois de février de cette année, sinon le peuple ne croira plus en personne, et cela risque d'engendrer des crises très complexes.

Le Président Etienne Tshisekedi n'est toujours pas inhumé, vous avez proposé des dates et le lieu pour son inhumation, avez-vous d'autres propositions?

J.P. Alumba: Je suis surpris de constater que le Dr. Etienne Tshisekedi n'est pas toujours enterré au pays. Je profite de cette opportunité pour lancer un appel patriotique aux Combattants de l'UDPS ainsi qu'à sa famille biologique et politique. Ils doivent se faire violence pour respecter la mémoire de ce grand homme que notre pays a perdu.

Je me rappelle vers les années 80, nous avons perdu notre jeune sœur de moins de deux ans, j'avais appris la nouvelle à mon retour de l'école.

Ce jour là on n'a rien fait chez nous, même pas préparer la nourriture. On ne faisait que pleurer notre jeune sœur, mais Dr. Etienne Tshisekedi est un grand homme d'Etat, il fut notre Premier Ministre. A mon humble avis, sa mémoire doit-être bien respectée et célébrée à la manière Africaine.

Avez-vous un mot sur la situation politique actuelle?

J.P. Alumba: la crise est très profonde, il n'y a pas toujours de renforcement de la cohésion nationale. Le peuple croyait que les Politiciens allaient avoir pitié d'eux vu la dégradation de ses conditions Socio-économiques qui est engendrée par la crise politique, mais nous sommes encore déçus pour la énième fois et nous espérons que notre secours viendra de quelque part.

Récemment vous avez été nominé parmi les 28 candidats qui vont être votés le 10 avril pour servir à côté des autres Chefs d'Etat du monde comme Membre du comité de travail pour le mandat 2017-2018 du très prestigieux OGP- Open Government Partnership (le partenariat pour un gouvernement ouvert) qui est peu connu des Congolais. Un mot par rapport à cet exploit.

J.P. Alumba: Notez qu'OGP est composé de plus de 3.000 membres représentant la société Civile globale et Certains gouvernements, environ 78 pays du monde sont déjà membres. Chaque continent a un représentant de la Société Civile qui le représente au sein du comité de travail.

Parmi les 28 candidats, il y a seulement 4 Africains (Un Nigérian, un Libérien, un Marocain et ma candidature qui s'étend entre deux pays, la RDC et l'Afrique du Sud).

J'espère que toute la société Civile de mon pays ainsi que notre Gouvernement vont me soutenir pour que Je puisse être élu. L'Afrique du Sud le fait déjà. Une fois élu, Je serai la voix de mon pays et celui de l'Afrique au sein du comité de travail d'OGP.

Un mot par rapport à la reprise des travaux des discussions directes à la CENCO ?

J.P. Alumba: A mal enfourné on fait des pains cornus. L'exclusion du peuple (jeunesse, diaspora, chefs coutumiers et une bonne représentation des femmes) donne peu des chances d'aboutir à quelque chose qui sera bénéfique pour le peuple.

Vous faites un plaidoyer pour le vote de la diaspora et l'irrévocabilité de la nationalité Congolaise d'origine, où en êtes-vous?

JPAL: Pour le vote de la diaspora, nous planifions une série d'actions de sensibilisation de la société civile locale - Parlement - CENI et Diaspora.

Notre bureau de la Diaspora Congolaise pour le Développement sera bientôt ouvert à Kinshasa pour nous rapprocher des décideurs nationaux et du peuple que nous servons.

Pour le problème de l'irrévocabilité de la nationalité Congolaise d'origine, cela devient plus sérieux surtout avec la politique populiste contre les immigrants par le bloc des pays de l'Ouest.

Beaucoup de Congolais d'origine qui ont changé la nationalité, sont souvent découragés à venir visiter le pays pour y investir car, ils sont chaque fois obligés de faire des demandes des visas dans nos ambassades.

C'est une situation qui devait vraiment préoccuper nos parlementaires et toute l'ensemble de la société civile Congolaise, mais hélas!

Avec votre niveau d'expertise international, croyez-vous qu'on aura les élections cette année au mois de Décembre?

J.P. Alumba: Cela ne demande même pas d'être expert pour remarquer qu'il y a une mauvaise culture de la gestion du temps au pays par tout le monde.

La mauvaise gestion du facteur temps affecte beaucoup de choses ici au pays et ma crainte est de voir aussi les échéances électorales affectées par cette culture Congolaise de vouloir toujours tirer les choses en longueur.

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