20 Mars 2017

Congo-Kinshasa: Vite à l'essentiel !

opinion

La semaine qui commence ce lundi 20 mars 2017, s'annonce décisive dans le déroulement des discussions directes sur les arrangements particuliers, au Centre Interdiocésain.

Et pour cause ! Les délégués à ces travaux partent d'un pied qui n'est pas le bon. Ils sont loin de penser à un rapprochement de vue, en perspective de la conclusion de ces pourparlers. C'est, plutôt, une somme de divergences qui ne dit pas son vrai nom.

De deux points de blocage, l'on n'en arrive à plus d'une poignée, en plus de la bataille autour de la succession du Sphinx de Limete, le Patriarche Etienne Tshisekedi.

C'est le résultat enregistré en fin de semaine dernière avec, à la clé, la déclaration de la Majorité présidentielle invitant le Président de la République, Joseph Kabila, à tirer toutes les conséquences de la situation qui prévaut actuellement au sein du Rassemblement, devenu ainsi une plateforme au contenu triphasé.

Situation qui donne, du reste, assez d'arguments à la Majorité pour que la clef soit posée sous les paillassons, afin d'envoyer les Evêques paître leurs brebis et l'opposition continuer à entonner le chant de sirène.

Pourtant, avant qu'on y arrive, parce que les signaux sont évidents dans la classe politique, les prélats catholiques ont résolu de clore le débat, si tout va bien, ce mardi 21 mars 2017.

Ils estiment, comme ils l'ont souligné après que le Chef de l'Etat, Joseph Kabila, les ait reçus le 20 février dernier, que sur les 100% des travaux abattus, 95% ont été réalisés. A ce stade, il ne reste que 5 % dont la tâche revient, dès lors, aux chefs de file de deux composantes.

C'est ce qu'a indiqué Monseigneur Fridolin Ambongo, pour le compte de la Commission Episcopale Nationale du Congo (CENCO). En clair, il revient à Joseph Kabila et Pierre Lumbi, désigné Président du Conseil des sages, non seulement reconnu par les Evêques, mais aussi par les Nations Unies, de régler les divergences résiduelles.

A la Majorité présidentielle, il est vrai que ce scénario n'est pas envisagé et ne peut être cautionné. Mais, pour les Evêques, c'est cela qui doit se faire, s'il faut régler, de façon durable, la question de la désignation et nomination du Premier ministre, de la répartition des ministères, de la cogestion de la transition.

Plus question de tergiversations, d'atermoiements, pour tuer inutilement le temps, alors que le timing fixé pour la transition est connu, quand bien même le troisième mois est en train de s'égrainer.

Pas donc, question de prêcher le chaos, ni l'apocalypse. Les deux camps, Majorité présidentielle et Rassemblement doivent accorder leurs violons, pour aller à l'essentiel. Cela permettrait de mettre en place un Gouvernement, dont la mission sera de mobiliser les moyens pour la tenue des élections.

La réactualisation du fichier électoral, l'élaboration des lois essentielles notamment, la répartition des sièges, la restauration de la paix, l'amélioration des conditions de vie de la population dont la misère se lit au quotidien sur les visages, la relance de la production.

Il est temps de conduire le paquebot "RDC" sur le quai, avec des institutions légitimes. Donc, plus question de tirer le peuple Congolais vers le bas. Il faut résolument aller à l'essentiel.

Congo-Kinshasa

La CPI ordonne des réparations au profit des victimes de crimes commis dans l'Ituri en 2003

La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné vendredi des réparations individuelles et collectives… Plus »

Copyright © 2017 La Prospérité. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.