20 Mars 2017

Congo-Kinshasa: Massacre au Kasaï - Les masques commencent à tomber

Un pan de voile vient d'être levé par l'Auditeur général des FARDC (Force Armées de la République Démocratique du Congo), le général Joseph Ponde, au sujet du massacre des populations civiles au village Bena Tshikasu, dans le groupement de Mwanza Lomba, dans la province du Kasaï Central. Au cours d'un point de presse qu'il a animé le samedi 18 mars 2017, cet officier supérieur a révélé que sept éléments des FARDC impliqués dans ces crimes se trouvent aux arrêts.

Il s'agit du major Nyembo, commandant du 2me Bataillon PM (Police Militaire) et commandant des opérations sur le terrain ; du major Martin Bitshumba Pithou, commandant second des opérations ; du capitaine Séraphin Pailimbo, commandant second du Bataillon PM et chef de la première section des opérations ; du lieutenant Silavuvu Dodokolo, S4 Bataillon PM et fusilier ; de l'adjudant en chef Mohindo, fusilier sur qui a été saisie une copie de la vidéo des faits reçue du sergent-major Maneno ; l'adjudant de 2me classe Amani ; sergent-major Maneno Katembo alias Tonton Baobab, auteur l'enregistrement de la vidéo diffusée dans les réseaux sociaux.

Selon l'Auditorat général des FARDC, les préventions suivantes retenues contre les sept prévenus : crimes de guerre par meurtre,

crimes de guerre par mutilation, crimes de guerre par cruel, inhumain et dégradant, refus de dénonciation d'une commise par des justiciables auprès des juridictions militaires.

Il s'agit ici des résultats partiels des investigations menées des magistrats militaires. Il est prévu également le décryptage téléphones cellulaires saisis sur les prévenus et d'autres en contact avec eux, l'expertise de deux tombes à Mwanza Lomba en de l'identification formelle des victimes. L'expertise de la sera mise à contribution.

Une vidéo Une vive polémique s'était engagée dernièrement entre le congolais et toutes les institutions, Etats et Ong qui exigeaient enquête internationale au sujet des violences perpétrées par éléments des FARDC sur des civils sans défense au Kasaï Central. réaction à toutes ces requêtes, Kinshasa avait non seulement la vidéo des faits de montage grossier mais aussi martelé que fosses communes dénoncées à cette occasion étaient le fait miliciens de Kamuina Nsapu, qui tuaient, mutilaient, torturaient pillaient sans d'âmes.

Il était aussi souligné qu'en son temps, justice militaire congolaise avait déjà sanctionné les coupables de dérapages, et non de tueries, dans les opérations rétablissement de la paix troublée dans l'espace kasaïen.

Il est tout de même troublant d'apprendre, aujourd'hui, que la incriminée était l'œuvre d'un membre des FARDC présent sur les des crimes, qui avait pris soin de faire des copies, dont l'une a trouvée sur un de ses compagnons d'armes.

L'authenticité des macabres ayant fait dernièrement le tour du monde est de nature confirmer la thèse d'un génocide en chantier dans le Grand Kasaï, les tueries des populations civiles n'ont toujours pas cessé. tend à confirmer aussi celle de l'existence des fosses communes reposent des victimes de la barbarie de certains éléments des dans cette partie de la République.

Ce qu'il faut souhaiter est que le dossier ouvert au niveau l'Auditorat général des FARDC soit géré de manière correcte, afin traquer les criminels réellement impliqués non seulement dans massacre de Mwanza Lomba mais aussi dans ceux perpétrés dans d' localités du Grand Kasaï, loin des caméras pouvant servir de pièces conviction contre leurs auteurs. Que les vrais éléments égarés FARDC et les donneurs d'ordre soient recherchés et sévèrement punis.

Mais, encore une fois, l'on insiste sur la conduite d' sérieuses de nature à éviter l'amalgame et des accusations contre des officiers et soldats n'ayant rien à voir avec les du Grand Kasaï.

Ce qu'il faut à présent craindre est que l'opinion tant nationale internationale ait de plus en plus du mal à croire aux versions les autorités congolaises donnent de certains faits, notamment massacres et violations des droits de l'homme, dès lors qu'après tout démenti, l'on se mette à admettre des évidences sur le tard.

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