27 Mars 2017

Congo-Kinshasa: Impasse électorale et non respect récurrent de la Constitution - Quatre organisations de la Société Civile tirent la sonnette d'alarme

Interpellées par une situation politique atypique et presqu'apocalyptique d'un pays dont la plupart des institutions politiques à mandat électif sont devenues illégitimes, la panne de la machine électorale demeurée longtemps à l'arrêt et incapable de se relancer faute de financement conséquent, et face à la paralysie quasi-totale de l'appareil de l'Etat caractérisée par les dysfonctionnements de certains services, l'insécurité croissante et montée des cris de détresse de la population qui s'inquiète de son devenir, quatre organisations de la société civile, à savoir le Réseau pour la réforme de services de sécurité et justice, la Ligue des électeurs et le CREEDA, se sont penchés sur l'impasse électorale et non respect persistant de la Constitution.

Cela dans le but de trouver des solutions idoines à la crise pour laquelle les acteurs politiques de deux camps adverses, la Majorité et le Rassemblement peinent à accorder leurs violons dans les négociations directes sous l'égide de la CENCO, au Centre Interdiocésain.

De leurs réflexions approfondies et concertées, Mes Emmanuel Kabengele de RRSSJ, Sylvain Lumu de la L.E, Joseph Cihunda et Symphorien Kapinga, tous deux de CREEDA, membres de la Société civile, viennent de déceler des pistes de solution et ont proposé vendredi mars 2017, dans la salle de conférences de la Paroisse du Sacré-Cœur, leur thérapeutique à cette situation exceptionnelle dans un contexte où l'on recourt tantôt à la Constitution, tantôt à une situation politique particulière.

Ces juristes ont, à la lumière de la plupart des accords signés acteurs politiques de notre pays, établi le diagnostic de faiblesses et montré que l'élément majeur reste la bonne foi parties qui malheureusement brillent souvent par le non respect leurs engagements.

D'où le recours à une autorité morale, civile ou morale, organisation continentale ou internationale rappeler les uns et les autre, à leurs responsabilités.

L'analyse de l'Accord politique de la Saint Sylvestre, base de travail, est axé sur deux aspects importants, l'Accord politique supplante la Constitution en vigueur et la supplée pour des « pathologiques » non prévues, et les parties prenantes s'accordent à mettre temporairement en veilleuse quelques constitutionnelles qui ne sauraient pas s'appliquer au même moment ledit accord, afin de garantir à terme le retour à l' constitutionnel normal.

Symphorien Kapinga qui a fait l'économie de cette analyse, a que le maintien des institutions classiques pour la préélectorale et électorale, avec des attributions essentiellement au processus électoral, paraît la seule pacifique et moins risquée pour restaurer l'ordre constitutionnel le plus bref délai.

Pour ce faire, il a indiqué que les animateurs ces institutions devront, suivant les principes de bonne foi et l'intérêt supérieur de la nation, faire un usage rationnel de compétences respectives focalisées sur l'objectif de l' des élections crédibles dans le délai de 12 mois au maximum.

Le mérite de cet Accord du Centre interdiocésain, est qu'il des mesures de décrispation et formule des recommandations sans ni l'exclusion, ni de nouvelles frustrations politiques nuisibles climat propice aux élections.

Il vise mettre fin l'instrumentalisation de la justice, tout en évitant la mauvaise dans l'implémentation des mesures convenues, soit en retardant exécution, soit en obstruant celle-ci à l'aide des consistant notamment à inventer des procédures administratives convenues.

Voilà pourquoi ces organisations de la société civile ont entre autres recommandations au peuple souverain qui s'approprier l'Accord, le défendre et en assurer le contrôle citoyen, et avoir à l'esprit de veiller à ce que sa souveraineté ne soit confisquée indéfiniment.

Aux parties prenantes signataires de faire valoir leur bonne foi l'exécution de leurs engagements, et au président de la république, garant de la bonne marche du pays, il est recommandé de faire utile dans le dénouement de la crise politique et électorale favorisant le bon fonctionnement des institutions pendant période, ainsi que de peser de tout son poids dans la mise en effective de l'Accord en rapport avec les divergences qui en résulter au sein de la classe politique.

Au Parlement, à la Cour constitutionnelle, au gouvernement, à CENI, au Comité national de suivi de l'Accord, à la société civile, Conseil de sécurité de l'ONU et aux partenaires techniques financiers de la RDC, de tout mettre en œuvre pour que cet arrive à instaurer un climat de paix durable propice à l' des élections et au retour rapide à l'ordre constitutionnel, décourageant ou en neutralisant les éventuels détracteurs.

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