29 Mars 2017

Afrique: Le HCR attristé par un nouveau naufrage meurtrier en mer Méditerranée

Photo: HCR/Patrick Russo
Des réfugiés et migrants secourus en mer par des garde-côtes italiens débarquent à Augusta, en Sicile, en mai 2016.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), s'est déclaré profondément attristé mercredi par un nouveau naufrage en Méditerranée, qui aurait fait 146 morts ou disparus.

« Ce matin à Lampedusa, notre équipe a interviewé le seul survivant d'un bateau qui aurait coulé en Méditerranée avec 147 passagers à bord, dont cinq enfants et plusieurs femmes enceintes.

Le survivant âgé de 16 ans a déclaré que leur bateau était parti il y a deux jours de Sabratha, en Libye, et avait commencé à prendre l'eau après quelques heures de navigation », a déclaré le Haut-Commissaire adjoint du HCR chargé de la protection, Volker Türk, dans une note à la presse.

« Il a survécu au naufrage en s'accrochant à un réservoir de carburant, jusqu'à ce qu'il soit sauvé par un navire espagnol de l'Opération Sophia », a-t-il ajouté. « Cette tragédie nous rappelle l'importance vitale des capacités de recherche et de sauvetage ».

Volker Türk a souligné que le sauvetage des vies en mer doit rester la priorité absolue. Il a salué à cet égard l'action des garde-côtes italiens en coordination avec Frontex, l'Agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières.

Les ONG jouent également un rôle crucial pour sauver des vies en mer, en fournissant des capacités de sauvetage supplémentaires. En 2016, 26% des opérations de sauvetage menées dans le centre de la Méditerranée ont été réalisées par des ONG, soit deux fois plus que l'année précédente.

L'augmentation récente des arrivées maritimes en Italie, avec quelque 23.085 personnes depuis le début de cette année, et la qualité inférieure des navires utilisés par les trafiquants, y compris des radeaux gonflables fragiles qui ne durent souvent pas le temps du voyage, ont rendu ces opérations de sauvetage plus nécessaires que jamais.

Selon un rapport en 2016 des garde-côtes italiens, l'absence de téléphones-satellite sur les bateaux, le nombre élevé de départs de nuit de la Libye alors que l'état de mer est mauvais, l'utilisation de bateaux en caoutchouc, et le nombre croissant de passagers, contribuent à des risques plus élevés de naufrages.

Lors de l'adoption de la Déclaration de New York sur les réfugiés et les migrants le 19 septembre 2016, les États membres de l'ONU ont salué les efforts déployés pour sauver les personnes en détresse et se sont engagés à intensifier la coopération internationale pour renforcer les mécanismes de recherche et de sauvetage.

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