28 Mars 2017

Cameroun: Obangame Express - Place à la pratique

Les exercices de simulation menés hier ont porté sur des situations de crise, en mer et à terre. Afin de faire face du mieux possible à une crise survenant en mer, le corps de la Marine, grâce notamment à l'opération Obangame Express, multiplie des cas pratiques sur site. Ainsi, un exercice de simulation simultané en mer et à terre a eu lieu hier, mardi 28 mars 2017, à Douala.

Il s'agissait de recherche et de sauvetage en mer, et d'un cas de pollution maritime. Comment cela se passe-t-il en réalité ? On reçoit une information selon laquelle un incendie est déclaré à bord du « Fifinda » (nom de bateau), avec déversement d'hydrocarbures en mer.

En outre, le navire, très instable, a heurté un rocher et deux membres de l'équipage, dans la panique, sont tombés à l'eau. On fait également état de deux blessés à bord du navire. Informé, le Port autonome de Douala (Pad) saisit le Centre opérationnel de surveillance (Cosco).

Immédiatement, c'est le branle-bas. Il y a un risque de pollution et de noyade pour les membres de l'équipage, alors il faut agir vite. Suite du scénario de l'exercice : un navire est envoyé en mer avec du matériel anti-pollution et des experts pour dresser un état des lieux de la situation.

A terre, une cellule de crise est mise sur pied au centre de coordination, pour gérer la catastrophe, avec à sa tête le patron de la région. Mardi, c'est l'inspecteur général des services du gouverneur, Aboubakar Njikam, qui a assisté à ce cas pratique.

Le centre de coordination en alerte met à la disposition des autorités de la place les informations nécessaires en fonction de l'évolution de la situation.

Les autorités à leur tour peuvent mettre ces informations à la disposition des hommes de médias, à travers un point de presse.

L'échange avec la presse peut se faire plusieurs fois, du moins tant que la situation en mer n'est pas sous contrôle. C'est le capitaine de vaisseau Hamadou Lame, commandant les forces de surface, qui est en charge desdites opérations.

Hamadou Lame: « Plusieurs points positifs »

Commandant des forces de surface

« Sans être exhaustif, on peut relever trois ou quatre cas d'évolution positive que nous pouvons facilement mettre au crédit d'Obangame Express. Premier point : la facilité que nous avons aujourd'hui à nous retrouver tous, les administrations ayant des compétences en mer, pour travailler sur des problèmes de sécurité, la gestion de certaines crises sur le plan d'eau.

Nous notons également que nous avons plus de moyens d'intervention, que nous sommes outillés quant à l'acquisition de l'information. Nous avons un centre opérationnel de surveillance côtière digne de ce nom, qui donne des résultats.

Il y a deux mois environ, vers 2h du matin, à partir de nos appareils et à partir du centre de communication au niveau de la péninsule de Bakassi, nous avons vu des chalutiers qui ont traversé la frontière et pêchaient illégalement dans nos eaux.

Leur arrestation a permis de renflouer les caisses pour près de 300 millions de francs. Il y a d'autres points positifs et je crois que cette opération, dès ses débuts, a mis le doigt sur les points de vulnérabilité. D'où cette gestion adéquate de la sécurité sur le flanc ».

Cameroun

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