30 Mars 2017

Centrafrique: Un an au pouvoir - Qu'a fait Faustin-ArchangeTouadéra ?

L'investiture de Faustin-Archange Touadera le 30 mars 2016 a mis un terme à trois ans de transition, sur fond de violences inter-communautaires. L'Etat peine toujours à imposer son autorité.

Pourtant, son élection a suscité un immense espoir chez de nombreux Centrafricains. Selon Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique de Human Rights Watch, la violence s'est propagée vers le nord-ouest du pays, où un groupe armé récemment formé appelé Retour, réclamation et réhabilitation, ou « 3R », a tué et violé des civils, et provoqué des déplacements de population à grande échelle.

Situation d'insécurité qu'à confirmé le missionnaire Frère Benoît Paczka, qui officie dans une église de Bouar, situé à environ 450 km au nord-ouest de Bangui.

" Notre région est située près de la frontière du Tchad et du Cameroun. Il y a beaucoup de bandits, de groupes armés qui se cachent dans la brousse. De temps en temps, ils sont dans les rues. Donc, cette région, pour moi n'est pas bien sécurisée."

Des avancées selon la MINUSCA

Si l'insécurité demeure un sujet de préoccupation, Vladimir Monteiro, le porte-parole de la MINUSCA la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine a relevé tout de même des avancées. Notamment sur le plan politique et de la lutte contre l'impunité.

" Il y a des institutions qui ont lancé le dialogue sur le DDR, désarmement, démobilisation et réinsertion. Les 14 groupes armés ont acceptés de prendre part aux discussions.

Les autorités ont nommés le procureur au prés de la Cour pénale spéciale. En clair, c'est le gouvernement centrafricain qui a le leadership de ce processus. Nous ne sommes là qu'en appui."

A l'occasion du premier anniversaire de son accession à la présidence, Faustin-Archange Touadéra a redouté que la Centrafrique ne disparaisse des préoccupations de la communauté internationale.

"Il est important que l'on continue de maintenir la République centrafricaine dans l'agenda de la communauté internationale, surtout sur les questions humanitaires", a-t-il déclaré.

Un des faits à mettre à son actif, la République Centrafricaine a obtenu de ses partenaires 2,2 milliards de dollars soit 1.130 milliards de FCFA.

C'était lors de la table ronde de Bruxelles le 17 novembre 2016. Un fonds destiné à financer les besoins prioritaires du pays sur trois ans. Et le président centrafricain a demandé "des facilités de décaissements pour que son pays puisse bénéficier des sommes promises à Bruxelles.

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