12 Avril 2017

Congo-Kinshasa: La nomination de Tshibala risque d'aggraver la crise politique et menacer la paix

Le Président Kabila a nommé, ce 07 avril 2017, Monsieur Tshibala Nzenze Bruno au poste de Premier Ministre de la RDC. Cet acte ne répond pas à l'Accord Politique Global et Inclusif du Centre Interdiocésain de Kinshasa, du 31 décembre 2016 que soutient la

Résolution 2348 (2017), du Conseil de Sécurité de l'ONU, du 31 mars 2017. En plus, il crée le risque d'aggravation de la crise politique et d'augmentation de menace à la paix, la stabilité et la sécurité du pays. Ce cas de figure a été déjà vu dans les années 90, lorsque Président Mobutu, sous la pression populaire, se refusait d'organiser des institutions politiques ou de quitter le pouvoir, et nommait des personnes débauchées des alentours d'Etienne Tshisekedi, afin de régner par défi. La même situation constitue aujourd'hui encore rude épreuve que l'opposition politique doit résoudre. Du sens responsabilité, de sagesse, d'imagination et d'abnégation dirigeants de l'opposition, dépendra l'édification de la démocratie de l'état de droit en RDC. Les chercheurs de l'IRDH estiment qu'il soit perçu comme une diversion politique, la nomination Tshibala consacrerait la cogestion de la période transitoire, vers tenue des élections présidentielle et législatives, si elle respecté la forme de sa présentation par le Rassemblement. En d' termes, elle aurait constitué une reconnaissance de la prémisse l'Accord du 31 décembre 2016 qui établit que : Comme aucun d'institution publique, y compris le Président Kabila, n'a un du peuple, la gestion de l'Etat doit se faire sur base d'un consensus.

1. INTRODUCTION.

Le Président Kabila a nommé, ce 07 avril 2017, Monsieur Nzenze Bruno au poste de Premier Ministre de la RDC. Cet acte répond pas à l'Accord Politique Global et Inclusif du Interdiocésain de Kinshasa, du 31 décembre 2016 que soutient Résolution 2348 (2017), du Conseil de Sécurité de l'ONU, du 31 2017. En plus, il crée le risque d'aggravation de la crise et d'augmentation de menace à la paix, la stabilité et la sécurité pays.

Ce cas de figure a été déjà vu dans les années 90, lorsque Président Mobutu, sous la pression populaire, se refusait d' des institutions politiques ou de quitter le pouvoir, et nommait personnes débauchées des alentours d'Etienne Tshisekedi, afin régner par défi. La même situation constitue aujourd'hui encore rude épreuve que l'opposition politique doit résoudre. Du sens responsabilité, de sagesse, d'imagination et d'abnégation dirigeants de l'opposition, dépendra l'édification de la démocratie de l'état de droit en RDC.

Les chercheurs de l'IRDH estiment bien qu'il soit perçu comme diversion politique, la nomination de Tshibala consacrerait cogestion de la période transitoire, vers la tenue des présidentielles et législatives, si elle avait respecté la forme de présentation par le Rassemblement. En d'autres termes, elle constitué une reconnaissance de la prémisse de l'Accord du 31 2016 qui établit que : Comme aucun animateur d'institution publique, compris le Président Kabila, n'a un mandat du peuple, la gestion l'Etat doit se faire sur base d'un consensus.

2. DE L'ACCORD DU 31 DECEMBRE 2016.

Les chercheurs de l'IRDH trouvent que la nomination de Tshibala l'Accord du 31 décembre 2016, en ce sens que son point III.3.1.

stipule :

« En vue d'assurer l'équilibre institutionnel et de garantir à tous traitement égal durant tout le processus électoral, les prenantes conviennent que pendant la période pré-électorale électorale, la gestion des affaires publiques est inclusive au de l'exécutif national.

Les modalités pratiques de cette participation inclusive déterminées par un arrangement particulier à convenir entre parties prenantes et qui fait partie intégrante du présent Accord ».

Or, à ce jour, il n'y a aucun arrangement particulier entre prenantes qui puisse amener à la gestion inclusive. Et d'ailleurs, Chef de l'Etat, dans son discours du 05 avril dernier, a reconnu difficulté.

En outre, le même point III.3.1 dudit Accord, prévoit à son tiret la présentation du nom du Premier Ministre par le Rassemblement.

Il est de notoriété publique et connu de la Conférence Nationale du Congo (CENCO) qui a travaillé avec les signataires, qu'après la mort du Président Tshisekedi Etienne, Rassemblement est dirigé par Tshilombo Tshisekedi Felix et Okongo Pierre.

Les chercheurs constatent que monsieur Tshibala n'a pas été par la composante Rassemblement, interlocutrice de la CENCO. Alors, y a lieu de se demander sur base de quels 'arrangements particuliers,

le Président Kabila a procédé à la nomination de Monsieur Tshibala, poste de Premier Ministre.

3. DE LA RESOLUTION 2348 (2017)

La résolution 2348 (2017) donne à la MONUSCO, entre autres mandats,

l'appui politique à la mise en œuvre de l'Accord du 31 décembre et processus électoral.

« [Le Conseil de Sécurité] demande à toutes les parties prenantes, compris au Président Kabila, à la majorité présidentielle et l'opposition de mettre en œuvre, sans délai, l'Accord du 31 2016, en toute bonne foi et dans son intégralité, et à d'efforts en vue de parvenir, rapidement, à la conclusion pourparlers en cours sur les 'arrangements particuliers', afin nommer, sans tarder, un Premier Ministre présenté par Rassemblement, conformément à l'Accord conclu, de mettre en place Conseil National de Suivi de l'Accord et d'appliquer pleinement mesures de confiance, afin de commencer sans plus tarder préparation des élections présidentielle et législatives qui avoir lieu avant la fin de 2017».

L'esprit de cette résolution se fonde sur l'application de bonne de l'Accord du 31 décembre 2106, pourtant déjà violé. Le Ministre Tshibala est nommé sans attendre la conclusion arrangements particuliers.

4. MENACE CONTRE LA PAIX, LA SECURITE ET LA Eu égard au succès de l'appel à la ville morte, du Rassemblement de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), du avril, le tout premier depuis la mort d'Etienne Tshisekedi ; nouveaux appels à manifester exposent le pays a d'énormes risques sombrer dans la répression sanglante des manifestations par militaires et les policiers.

D'aucuns se souvient de la manifestation de la population Kinshasa, des 19 et 20 septembre 2016, réclamant de la CENI convocation de l'électorat, réprimée par le Gouvernement causant dizaines de morts et des centaines de blessés.

De même qu'en décembre 2016, les grandes villes de la République, compris Kinshasa et Lubumbashi étaient prêtes à marquer la constitutionnelle du deuxième et dernier mandat du Chef de l'Etat, des manifestations populaires réclamant son départ immédiat du de la Nation.

La population ne fut calmée que grâce aux bons offices de la qui avaient facilité la signature de l'Accord de partage de pouvoir,

pendant une période intérimaire de 12 mois devant mener aux présidentielles et législatives.

Outre les protestations des grandes villes, en milieux ruraux, crise politique continue à se manifester notamment par : (i) des barbares des milices et groupes armés qui décapitent des policiers provoquent des milliers des déplacés de la population civile ; (ii)

des massacres perpétrés par des militaires des FARDC et policiers,

contre la population civile qu'ils enterrent dans des fosses ; et (iii) l'assassinat de deux experts de la MONUSCO.

5. 5.1. Au Président Kabila, de :

- Léguer des institutions fortes érigées sur la base des démocratiques. La déstabilisation des partis politiques détruit l' de droit ;

- Procéder à la libération de tous les prisonniers politiques d'opinion telle que convenu dans l'Accord du 31 décembre 2016.

5.2. Au Gouvernement à nommer régulièrement, de :

- Organiser les élections, conformément au point III.3.2. de l' qui assigne au Gouvernement de la République, « la mission d'œuvrer pour l'organisation des élections crédibles, transparentes apaisées dans le délai convenu de 12 mois » ;

- Poursuivre, sans délai les mesures de décrispation convenu dans l'Accord, notamment la libération des politiques et cessation des poursuites judiciaires motivées ou fantaisistes.

5.3.A l'opposition politique.

- Le Président Kabila a pris l'avantage du fait que la politique soit caractérisée par une inconscience aiguë, des et coups bas. L'opposition doit :

- Consolider les organes et mécanismes de gestion des politiques qui permettent de contrôler les membres qui sont prêts rejoindre le pouvoir à tout bout de champs;

- Développer des nouveaux mécanismes de gestion d'ambitions sur l'histoire de débauchage des cadres des partis politiques en RDC ;

- Constituer un contrepoids réel, nécessaire au contrôle d'institutions publiques.

5.4. A la CENCO, de :

- Publier le rapport global de la médiation politique à population qui a soutenu sa mission des bons offices;

- Publier les conclusions des bons offices sur des cas de l'Honorable Katumbi Chapwe Moïse, du Bâtonnier Muyambo Jean-Claude et de l'Honorable Diomi Ndongala.

5.5. A la population congolaise.

- Il serait naïf d'espérer un comportement responsable consciencieux de la part d'un quelconque politicien congolais à l'on proposerait un poste ministériel.

- Par conséquent, la population doit exiger la transparence dans gestion du processus transitoire, dans le respect de l'Accord du décembre 2016 et de la résolution 2348 (2017) du Conseil de Sécurité.

- Les manifestations pacifiques sont les meilleurs moyens d' ses droits civils et politiques, garantis par la Constitution.

5.6. Au Conseil de Sécurité de l'ONU.

- De matérialiser l'appui politique à la mise en œuvre de l' du 31 décembre 2016, en désignant un ancien dirigeant politique pourra soutenir l'initiative de la CENCO. L'IRDH réitère recommandation de nommer une personnalité de grande internationale, à l'instar de l'ancien Président de l'Afrique du Sud,

le Président Thabo Mbeki. A la différence d'Edem Kodjo, Mbeki mieux la scène politique et les acteurs congolais pour avoir les négociations ayant conduit aux Accords mémorables de Sun-City, 2002.

Congo-Kinshasa

Grogne des gouverneurs après l'annonce de l'élection anticipée

Malgré l'annonce de l'élection des gouverneurs le 26 août prochain, la fronde des exécutifs… Plus »

Copyright © 2017 Le Phare. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.