18 Avril 2017

Afrique de l'Est: Saisie record d'héroïne - «Navind n'a rien bu pendant trois jours à Maputo», confient les proches

15 minutes. C'est le temps de visite qu'a accordé l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) aux membres de la famille de Navind Kistnah lundi 17 avril. Des retrouvailles au bout de 40 jours pour le principal suspect dans l'affaire de saisie record de 135 kilos d'héroïne, le 9 mars dernier, dans un conteneur en provenance de l'Afrique du Sud.

L'habitant de Petite-Rivière, sur qui pèse une charge provisoire d'importation d'héroïne, est détenu dans une cellule au quartier général de l'ADSU, aux Casernes centrales. Ce, depuis son rapatriement de l'Afrique du Sud dans la soirée de samedi. Après 36 heures en isolement (NdlR, l'ADSU a appliqué cette procédure prévue sous l'article 31 du Dangerous Drugs Act), il a comparu en cour de district de Port-Louis à la mi-journée dimanche 17 avril. C'est une fois de retour au QG de la brigade anti-drogue, que Navind Kistnah eu droit à la visite de ses proches.

Selon l'entourage immédiat de Navind Kistnah, que l'express a interrogé dimanche, les autorités sud-africaines et mauriciennes «se sont bien occupées de lui» depuis que le processus de rapatriement a été activé. Toutefois, tel n'est pas le cas pour celles de Maputo, où Navind Kistnah a été interpellé pour séjour illégal le 28 mars dernier. Ses proches ont appris qu'après son incarcération à Maputo, l'habitant de Petite-Rivière n'a pas bu pendant trois jours. «C'est l'enfer là-bas! J'ai vu des cadavres abandonnés dans la rue», nous a-t-il dit, racontent ses proches.

Le meilleur avocat

Ces derniers poursuivent qu'ils étaient en contact permanent avec Navind Kistnah depuis son départ de Maurice en mars. «Puis, le 28 mars, plus aucune communication. Ce n'est que deux jours plus tard, vers 23 heures, que nous avons reçu un appel sur WhatsApp d'un autre numéro. C'était Navind. En dix secondes, il a seulement eu le temps de nous dire qu'il a été arrêté et nous a demandé de retenir les services du meilleur avocat à Maurice», confie-t-on dans l'entourage du passionné de chevaux. C'est là que Me Rama Valayden est entré en jeu. Ainsi que Me Nilkhant Dulloo.

Les proches de Navind Kistnah ont alors essayé de rentrer à nouveau en contact avec ce dernier sur ce numéro de téléphone. En vain, jusqu'au 1er avril. «À l'autre bout du fil, une voix étrangère s'est présentée comme un policier du poste de police. Nous lui avons dit qu'on souhaite parler à Navind. Mais, la personne nous a répondu qu'il a un plan pour que Navind puisse s'évader à condition que nous lui versions 5 000 dollars (NdlR, Rs 180 000 au taux de change actuel)», racontent les proches du principal suspect.

Aujourd'hui, ces derniers souhaitent que toute la lumière soit faite dans cette affaire d'importation de drogue. «Navind n'est certes plus le même qu'avant. Il aurait bien sûr souhaité être un homme libre aujourd'hui. Et il coopère avec la police.» Les proches demandent à rencontrer le Premier ministre.

Pour sa part, Me Neelkhant Dulloo s'est entretenu pour la première fois avec son client en cour dimanche. Il le rencontrera à nouveau à 13 heures ce lundi 18 avril. Aux QG de l'ADSU cette fois-ci. Me Rama Valayden sera également de la partie.

Jean-Pierre Jhummun: «J'ai veillé à ce que ce ressortissant reste en vie»

Interrogé par «l'express» dimanche, l'ambassadeur de Maurice à Maputo n'a d'abord pas souhaité se prononcer sur le sujet. Il finira toutefois par révéler qu'il a personnellement été voir Navind Kistnah lors de sa détention à Maputo. «J'ai veillé à sa sécurité et à ce qu'il reste en vie durant sa détention.»

Ile Maurice

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