19 Avril 2017

Congo-Kinshasa: Sales temps pour les Nations Unies

Le personnel du système des Nations Unies en République Démocratique du Congo est devenu la cible des groupes armés et miliciens, aussi bien nationaux qu'étrangers. Alors que l'on n'a toujours pas élucidé le mystère de deux enquêteurs onusiens assassinés le mois dernier au Kasaï Central - les sources officielles accusant les miliciens de Kamwina Nsapu et ceux-ci les troupes loyalistes - l'on a appris l'inquiétante nouvelle de la prise en otage de treize agents civils de la Monusco, hier mardi 18 avril 2017 au camp de Munigi, au Nord-Kivu, par des rebelles sud-soudanais en cantonnement dans ce site.

L'acte parait d'autant surprenant que ceux-ci avaient été désarmés avant leur transfert de la province de l'Ituri, où ils étaient arrivés en septembre 2016, en provenance de leur pays, le Sud-Soudan, vers le Nord-Kivu. Comment des éléments censés ne pas être porteurs d' ont-ils pu en trouver subitement et mettre en péril la vie de treize innocents ? Qui leur a fourni les armes ? La question reste posée.

Selon le chef de bureau de la Monusco au Nord-Kivu, Daniel Ruiz, négociations étaient entamées hier même entre les preneurs d'otages des autorités onusiennes comme locales, en vue d'obtenir relâchement des victimes.

On laisse entendre que les sud-soudanais sont mécontent du processus de leur rapatriement leur pays d'origine, le Sud-Soudan, dont la première vague, de huit combattants, est partie vendredi.

A en croire des en circulation au Camp Munigi, les rebelles sud-soudanais, au de 530, fichés comme des proches de l'ex-vice-président de République, Riek Machar, actuellement en désaccord avec le Salva Kiir, exigent d'être transférés dans un pays autre que Sud-Soudan, par exemple l'Ouganda, le Kenya, l'Ethiopie, voire Soudan.

Ou, à défaut, qu'on les laisse là où ils se trouvent pour le depuis plus de six mois, à savoir l'Est de la République du Congo. Un bras de fer qui ne dit pas son nom a ainsi commencé la Monusco et des hors-la-loi auxquels le gouvernement congolais accordé momentanément son hospitalité.

Une nouvelle force d'occupation ?

Arrivés en grand nombre au mois de septembre 2016 en Ituri avec et munitions, les rebelles sud-soudanais, estimés à plus de cents, étaient soupçonnés de préparer des attaques armées contre pays d'origine, le Sud-Soudan et d'entraîner la RDC dans une situation de guerre et d'insécurité, comme c'est le cas avec rebelles rwandais des FDLR (Forces Démocratiques pour la Libération Rwanda) et ougandais ADF (Armée de Libération du Seigneur) Nord-Kivu.

Compte tenu de la présence d'une constellation de armées dans cette partie du pays, de nombreuses voix s'étaient contre leur présence, exigeant leur retour illico presto dans pays d'origine ou leur transfert vers un Etat autre que la RDC.

Réagissant à cette présence fort embarrassante pour lui, gouvernement congolais avait demandé à la Monusco de prendre dispositions requises pour leur évacuation du territoire congolais.

C'est ce processus qui a été entamé le vendredi 14 avril mais, manifestement, ce rapatriement forcé va laisser des traces. Le vœu nombreux compatriotes est que les rebelles sud-soudanais ne transforment pas en une nouvelle force d'occupation d'une portion territoire national, avec laquelle il faudra, à l'avenir, négocier accords de paix.

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