18 Avril 2017

Burkina Faso: Mairie de Yako - Des factures impayées entravent la mise en œuvre du plan de développement

Le conseil municipal de Yako depuis son installation connaît des difficultés d'ordre financier qui ralentissent l'application de son plan de développement ainsi que son fonctionnement. Il s'agit des arriérés des factures impayées de la SONABEL, de l'ONEA et de l'ONATEL. Le jeudi 13 avril 2017, le premier adjoint au maire, Sibiri Ernest Yelkouni, a situé les responsabilités de ces impayés tout en dévoilant les actions prévues pour résorber le déficit constaté depuis l'arrivée de son équipe à la tête de la commune.

Près de 57 millions de francs CFA, c'est bien la somme que la nouvelle équipe dirigeante du conseil municipal de Yako doit à la SONABEL, à l'ONEA, et à l'ONATEL. Des arriérés que le conseil municipal pense être dûs à la mauvaise gestion de la chose publique et à la gabegie de ses prédécesseurs qui ont dirigé la commune avant l'insurrection populaire.

Pour Ernest Yelkouni, et ses pairs conseillers, plusieurs raisons seraient à l'origine de cette mauvaise situation. Il s'agit notamment des factures impayées ayant conduit lesdites structures à la suspension de leurs services au profit de la mairie.

Ce problème, le nouveau conseil dit l'avoir constaté depuis son arrivée aux affaires de la commune, le 20 juin 2016. Conscient que la suspension des services de la part desdites structures n'est pas sans conséquences pour le fonctionnement de la mairie, le conseil a promptement cherché à redynamiser ses rapports avec la SONABEL et l'ONEA.

A en croire le 1er adjoint au maire de la commune, Sibiri Ernest Yelkouni, le compromis trouvé a consisté à régler les impayés en plusieurs mensualités. «Nous avons connu entre temps la suspension du téléphone. Et jusqu'à nos jours, nous n'avons pas pu le rétablir.

Et l'électricité qui est le nerf du fonctionnement de la mairie a subi deux fois des coupures», a expliqué M. Yelkouni. Le nouveau conseil municipal, malgré la modicité de ses moyens garde bonne mine avec l'espoir que le problème sera résolu dans deux ans.

Il a, à cet effet, dévoilé sa stratégie de gestion en vue de permettre à la mairie de pouvoir faire face à ces difficultés qui entravent l'opérationnalité du plan quinquennal de développement de la commune.

Il s'agira pour le conseil, selon Sibiri Ernest Yelkouni, d'augmenter les frais de location des boutiques réalisées par leurs prédécesseurs, de faire en sorte que les extraits d'acte de naissance soient obtenus par les demandeurs dans un délai assez raisonnable, d'augmenter le personnel au niveau de l'état civil et du désengagement de l'équipe actuelle vis-à-vis de certaines dépenses comme le paiement de certaines factures des établissements scolaires et sanitaires qui sont sous la tutelle de la commune.

«Au niveau de la location des boutiques réalisées dans le marché central ainsi que dans la rue, on a essayé de faire des réajustements afin de permettre à la commune de récolter quelques sous pour résoudre ces problèmes», souligne-t-il. Au nombre de ces réajustements.

Il a, en outre précisé que les boutiques qui payaient auparavant un loyer de 1 000 F, 2 000 et 3 000 F devront dorénavant payer respectivement la somme de 2 000, 3 000 et 5 000 FCFA, sauf les nouvelles boutiques dont les frais de location s'élèvent à 7500 F CFA.

Aussi, tout en estimant que le bien-être de Yako exige l'implication de tous, M. Yelkouni a aussi demandé à la population ainsi qu'aux bonnes volontés de ne pas hésiter à soutenir la commune afin qu'elle puisse faire face à ces difficultés qui sont de nos jours, plus qu'une préoccupation pour le conseil municipal.

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