19 Avril 2017

Congo-Kinshasa: Perspectives économiques / Rôle du secteur Minier - Adolphe Muzito balise le chemin

Le Premier Ministre honoraire, Adolphe Muzito, a répondu présent à l'invitation de la DYJET. Un mouvement réunissant des étudiants et des chercheurs scientifiques pour discuter sur les questions relatives aux ressources naturelles, minières, en particulier.

C'était samedi 15 avril 2017 au Centre Culturel du Collège Boboto de la Gombe. Dans son intervention, Muzito Adolphe a montré l'importance des ressources minières et leur contribution au Budget de l'Etat. Il a donné des solutions adéquates pour mettre fin à la crise économique.

Devant un auditoire scientifique plein à craqué, Adolphe Muzito a démontré qu'il est difficile que le pays organise, seul, les élections dans l'environnement actuel. Mesurant l'envergure du scrutin électoral, prétendre le financer totalement seul, c'est la démagogie. Le pays est en situation de déficit. D'ailleurs, il est sans Budget. C'est à Bruno Tshibala de s'y prendre.

La communication d'Adolphe Muzito est susceptible d'être une préparation à la consommation, par la RDC, des bénéfices des richesses naturelles tant clamées mais, qui lui échappe. Devant une assistance variée, son exposé a porté essentiellement sur quatre points principaux, à savoir: l'état des lieux de l'économie en RD.Congo et l'identification des défis de développement auxquels elle fait face; l'évaluation des potentialités du pays en ressources naturelles, leur niveau de mise en valeur et la capacité pour la gouvernance nationale, grâce à leur valorisation; l'examen des faiblesses de la gouvernance à faire profiter l'opportunité de ces ressources et les causes liées à celles-ci et, enfin ; la proposition d'une esquisse de projet politique alternatif pour faire profiter au pays de ses ressources naturelles.

Dans les explications de tous ces points, il faudrait souligner que «Mfumu mpa» a démontré, chiffres à l'appui, que le Congo n'a ni secteur industriel, ni moins non plus, un secteur agricole en mesure d'apporter des avoirs extérieurs pour financer ses importations.

Il s'agit là d'un problème de compétitivité de l'économie congolaise sur le plan international. La preuve en est qu'une moindre diminution des prix des matières premières qui est allé de 8 à 4 milliards de dollars américains, a tout chamboulé. Cette situation de faible intégration de l'économie est à la base du problème de la récession que connaît actuellement le pays.

Comment stopper la huasse du taux de change?

Il sied de souligner que la crise économique congolaise actuelle est une répercussion de celle politique. Le taux de change galope du jour au lendemain. Les prix sur les marchés prennent de l'ascenseur.

Le panier de la ménagère est menacé. Pour stopper les affres du roi dollar, le prédécesseur de Matata Mponyo propose le recours à l'économie intégrée, passant par l'augmentation de la production locale. Il l'a dit en ces termes : "il faut augmenter la production. Parce que la masse monétaire augmente du fait que l'Etat crée la monnaie pour financer les dépenses pour lesquelles il n'a pas d'argent.

Il faut augmenter les richesses de l'Etat pour n'avoir pas à recourir à la planche à billets. Ainsi, l'Etat dépensera ce qu'il aura". Cependant, renchérit-il, «s'il n'y pas d'argent dans les caisses et les comptes, ce n'est pas un péché d'emprunter chez le voisin.

Car, c'est une façon d'emmagasiner des richesses si vous en faites bon usage et que lui-même soit sain. L'argent a de la valeur parce que c'est une monnaie qui peut vous permettre d'importer. Donc, pour stabiliser la monnaie, il faut produire, beaucoup produire et dépenser dans les limites de ce que l'on a», a-t-il conclu.

Comment le Congo peut-il bénéficier de ses ressources naturelles ?

Muzito trace un projet. Celui-ci repose sur deux piliers dont la reconfiguration de l'ordre de priorité d'exploitation des minerais et l'élargissement du champ d'exploitation.

Il faudrait donc reconfigurer et trouver un nouvel ordre sur la base d'un modèle intégré qui définit les priorités et permet de reconfigurer l'ordre des minerais à exploiter dans la vision de construction d'un Etat et non, basé uniquement sur l'extraction des matières premières à vendre à l'étranger.

Pour l'Honorable Muzito, "les économies dites sous-développées ou pauvres ont globalement les mêmes défis. Car, l'économie congolaise est confrontée à des défis de pauvreté, du chômage des masses, du déficit des infrastructures routières estimées, des chemins de fer et une déserte en eau potable et en électricité.

Congo-Kinshasa

Papa Wemba forever !

La mémoire de Papa Wemba se perpétue de la meilleure manière. Cette semaine la capitale ivoirienne,… Plus »

Copyright © 2017 La Prospérité. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.