20 Avril 2017

Cameroun: Camair-Co - Redressement amorcé

L'acquisition hier à Yaoundé, des deux Boeing 737 précédemment loués rentre dans le cadre du plan de redressement de la compagnie aérienne nationale

«Dans l'aviation, rien ne va plus vite que l'avion », assure Ernest Dikoum, directeur général de Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co). Une façon d'inviter les Camerounais à la patience. Car, indique le DG, « la relance de la compagnie aérienne nationale est définitivement en marche et nous la réussirons », promet-il. Ernest Dikoum fonde en effet son assurance sur la mise en œuvre effective du plan de redressement proposé par Boeing et validé par le chef de l'Etat du Cameroun. Le document préconise d'emblée des stratégies de réduction des charges de la compagnie, dont l'acquisition définitive des deux Boeing 737-700 NG (New Generation) précédemment loués auprès de Aviation Capital Group (ACG). La cérémonie officielle de signature et de remise des documents consacrant l'acquisition définitive de ces avions a lieu hier à Yaoundé.

En présence de plusieurs membres du gouvernement, conduits par le ministre des Transports (MINT), Edgard Alain Mebe Ngo'o. L'on retient de la cérémonie d'hier que l'acquisition des deux Boeing 737-700 vient mettre un terme à des charges locatives estimées à 19 milliards de F. L'on apprend aussi que la valeur des deux engins est de 46 millions de dollars US (près de 29 milliards de F). Mais, « au terme de longues et harpes discussions, le Cameroun les a acquis à 41,4 millions de dollars US, soit environ 26 milliards de F », se félicite Ernest Dikoum, indiquant dans la foulée que les deux engins sont en bon état. A leur sortie d'usine, chacun des 737-700 NG dispose d'un potentiel de 100 000 cycles (nombres de décollages et d'atterrissages).

A ce jour, ils ne sont qu'à 16 000 cycles, c'est-à-dire moins de 20% de leur potentiel. Désormais, Camair-Co est l'heureuse propriétaire de cinq aéronefs : un Boeing 767-300, les deux Boeing 737-700 et deux Xian MA 60. A ce jour, la compagnie nationale effectue 70 vols domestiques par semaine. Elle dessert effectivement six chefs-lieux de régions sur les 10 (Yaoundé-Nsimalen, Douala, Maroua-Salack, Garoua, Ngaoundéré et Bafoussam). Au niveau régional elle vole régulièrement vers Cotonou et N'djamena. Aujourd'hui qu'elle peut jouir en toute sérénité de l'exploitation de ces deux aéronefs, la direction générale de Camair-Co ambitionne un nouveau déploiement, priorisant les destinations domestiques. « Les autres régions seront progressivement couvertes, en fonction de la disponibilité des infrastructures aéroportuaires. Au niveau régional, Libreville, Abidjan et Dakar sont en vue », annonce le DG de Camair-Co, particulièrement confiant quant au nouveau décollage de l'étoile du Cameroun.

Edgard Alain Mebe Ngo'o: « Il faut croire au redressement »

Ministre des Transports

« A l'instar de toutes les compagnies aériennes du monde, le parcours qui mène au redressement est par essence difficile et jonché d'obstacles multiformes. Et il est de notoriété publique que la clientèle en général, et les Camerounais en particulier, manifestent une grande impatience, voire une certaine incrédulité par rapport aux perspectives de redressement de Camair-Co. La direction générale de la compagnie doit donc transformer cette impatience en certitude, en considérant que celle-ci ne traduit en réalité que des aspirations et des attentes légitimes, qui elles-mêmes ont pour fondement l'attachement patriotique du peuple à l'un des puissants symboles de sa souveraineté.

Je saisis cette occasion pour saluer les efforts inlassables que la direction générale de Camair-Co ne cesse de déployer pour implémenter son redressement. Notamment les mesures courageuses prises en interne en vue de la réduction des charges. L'action de redressement ainsi entamée, dont les principales articulations ne sont pas toujours visibles par tout le monde, est la preuve que la contreperformance de Camair-Co n'est pas une fatalité. Il faut vouloir le redressement. Il faut croire au redressement. Il faut soutenir le redressement »

Cameroun

Mowha Franklin - «Certains leaders de la crise anglophone cherchaient le mobile d'obtention d'un statut d'exilé politique »

Camer.be est allé à Bamenda, l'un des fiefs d'intervention de Mowha Franklin, activiste que l'on ne… Plus »

Copyright © 2017 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.