20 Avril 2017

Afrique: Croissance économique/Banque Mondiale - l'Afrique doit développer et améliorer ses infrastructures

Hier, mercredi 19 avril 2017, la Banque Mondiale a publié le rapport Africa's Pulse devant la Presse Africaine lors d'une vidéoconférence tenue à New York. C'est à sa 15ème édition depuis qu'elle a commencé. Cette publication a pour objet, l'analyse de l'état des économies africaines et la proposition des solutions adéquates pour leur accroissement.

Ce rapport a été synthétisé par Albert Zeufack, économiste en chef, Région Afrique. Il a été soutenu par Punam Chuhan-Pole, économiste principale, Région Afrique.

L'orateur principal a démontré, selon ce rapport, que la croissance économique en Afrique est en train de rebondir et devrait atteindre cette année 2.6%. Ceci, c'est après avoir enregistré en 2016, son niveau le plus bas, l'économiste prouve qu'elle était une année noire.

En effet, les 2.6% sont insignifiants pour un Continent comme l'Afrique avec des pays qui ont des ressources naturelles très riches. Pour les atteindre, le chemin n'est pas facile. Il y a plusieurs obstacles qu'il faut surmonter notamment, la problématique de bonne politique.

De ce fait, il faudrait que l'Afrique s'investisse dans les réformes du cadre macroéconomique et structurelle. C'est surtout sur la dernière que la Banque Mondiale mise.

Selon le rapport Africa's pulse, pour générer des ressources financières afin de stabiliser la situation économique, il faut passer par des infrastructures. C'est ce qui va permettre la région à se hisser au niveau des "meilleures élèves" et augmenter ainsi son PIB par habitant.

Albert Zeufack avait commencé par saluer l'initiative de s'adresser à la Presse Africaine en français sans passer par un traducteur.

Ça ne vient pas tous les jours. Cette communication a relié plusieurs Capitales et grandes Villes de l'Afrique. Il y avait entre autres : Kinshasa, Lomé, Brazzaville, Antananarivo, Abidjan, Lomé, Cotonou, Dakar, Ouagadougou et tant d'autres.

Il a fait savoir que la croissance des investissements en Afrique a été arrêtée entre 2014 et 2015 en chutant de près de 8 à 0,6%.

Pour arrêter cette hémorragie, le rapport africa's pulse, qu'il a détaillé propose que l'Afrique plante le décor en se fondant dans les investissements, surtout, dans les infrastructures pour réduire la pauvreté et favoriser le développement économique.

Cette invitation est lancée car, l'Afrique se situe actuellement au dernier rang de toutes les régions en développement, par rapport à la quasi-totalité des indicateurs de performance. Ce rapport, très riche, fait un état des lieux des infrastructures africaines. Il analyse la situation sur le plan de la qualité, quantité et les modalités de leur mise en œuvre.

Il s'intéresse aussi à la relation entre la croissance des infrastructures et la croissance économique. Il examine enfin, le niveau des investissements publics et l'efficacité des dépenses. Les mettre tous ceux-ci en musique, fera en sorte que l'Afrique puisse progresser de 1,7 point de pourcentage supplémentaire chaque année.

Pour finir, Albert Zeufack souligne que ce rapport appelle à la mise en œuvre urgente de réformes visant à améliorer les institutions qui promeuvent du secteur privé, développer les marchés financiers locaux, améliorer les infrastructures et renforcer la mobilisation des ressources intérieures.

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