20 Avril 2017

Congo-Kinshasa: Kasaï Central - Les fosses communes passent de 23 à 40

Des enquêteurs des Nations Unies en République démocratique du (RDC) ont confirmé l'existence d'au moins 17 nouvelles fosses dans la province du Kasaï Central, qui est le théâtre d' entre militaires et combattants d'une milice locale connue sous le de Kamuina Nsapu, a indiqué mercredi le Haut-Commissariat des Unies aux droits de l'homme (HCDH).

Cela porte à 40 le nombre total de fosses communes documentées les Nations Unies dans les provinces du Kasaï Central et du Oriental depuis août 2016.

« La découverte de nouvelles fosses communes et les rapports état de violations et d'atteintes continues aux droits de l' témoignent de l'horreur persistante dans les provinces de Kasaï cours des neuf derniers mois », a déclaré le Haut-Commissaire droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein.

« Il est absolument essentiel que le gouvernement de la RDC les mesures nécessaires, et jusqu'ici absentes, pour qu'une immédiate, transparente et indépendante, qui établisse les faits les circonstances des violations et atteintes aux droits de l'homme à la justice, soit mise en place », a-t-il ajouté.

Le HCDH a offert son assistance afin de mener une enquête crédible la sorte. « Nous réitérons notre demande d'accéder à tous les sites se trouvent les fosses communes, ainsi qu'à tous les témoins, compris ceux en détention, et à d'autres informations nécessaires pour déterminer qui est responsable à tous les niveaux »,

a déclaré le Haut-Commissaire.

M. Zeid a souligné que dans le cas où une enquête nationale n' pas lieu, il n'hésiterait pas à demander à la internationale de soutenir une enquête menée par un international, y compris par la Cour pénale internationale (CPI).

La présence de nouvelles fosses communes a été confirmée lors d' enquête menée dans la province du Kasaï Central entre les 5 et 7 2017 par une équipe composée du personnel du Bureau conjoint Nations Unies aux droits de l'homme (BCNUDH) et de la Police Nations Unies (UNPOL).

Quinze de ces fosses communes se trouvaient dans un cimetière dans ville de Tshimbulu et deux autres dans la localité de Tshienke.

L'équipe des Nations Unies a reçu des informations selon des militaires des Forces armées de la République démocratique Congo (FARDC) auraient creusé ces tombes suite à des avec des miliciens présumés de Kamuina Nsapu entre les 26 et 28 mars.

Au moins 74 personnes, dont 30 enfants, auraient été tuées par militaires lors de ces affrontements.

L'équipe des Nations Unies s'est également rendue à Kananga afin collecter des informations sur des allégations de violations d'atteintes aux droits de l'homme commises dans cette ville. Entre 28 et 30 mars, les militaires des FARDC auraient tué par balle moins 40 personnes, dont 11 enfants et 12 femmes, dans la commune Nganza de la ville de Kananga, et blessé au moins 21 autres. plupart des victimes auraient été tuées dans leurs maisons, alors des militaires faisaient du porte-à-porte pour traquer les miliciens.

Deux des victimes sont décédées à l'hôpital tandis que les 38 auraient été enterrées par la population locale dans trois communes. Des militaires des FARDC auraient aussi enterré un indéterminé de corps dans une quatrième fosse commune dans cimetière de Nganza.

Le BCNUDH a également reçu des informations faisant état du viol d' moins deux femmes et trois filles par des militaires des FARDC la même opération à Nganza. Des membres des forces de défense et sécurité seraient aussi responsables de l'arrestation arbitraire et la détention illégale de 27 personnes, dont 10 garçons et une fille 15 ans.

Les enquêteurs des Nations Unies, qui se sont également rendus la commune de Katoka de la ville de Kananga, ont reçu des selon lesquelles, pendant des opérations de ratissage conduites des agents de la Police nationale congolaise (PNC) le 28 mars, homme de 23 ans, un garçon de 17 ans et un bébé d'un mois ont été tués. L'équipe des Nations Unies a appris que le bébé aurait mortellement blessé après avoir été piétiné par des agents de qui fouillaient leur maison.

La milice Kamuina Nsapu, loyale à un chef coutumier tué par l' le 12 août de l'année dernière, est accusée de recruter des d'enfants dans ses rangs et de cibler des agents et symboles l'Etat, y compris des bâtiments gouvernementaux, des écoles, hôpitaux, des commissariats de police et des églises.

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