20 Avril 2017

Cote d'Ivoire: Paix et cohésion - Le festival "Carrefour des alliés" valorise le vivre ensemble

Promouvoir la réconciliation et la cohabitation pacifique entre les populations ivoiriennes en mettant en valeur les mécanismes et instruments traditionnels de maintien de paix, de l'entente et de la fraternité. C'est l'un des objectifs que veut atteindre le festival "Carrefour des alliés" organisé par l'Ong "Convergence culturelle", dont la troisième édition se tiendra du 20 au 22 avril prochain à Katiola (à environ 400 km d'Abidjan au Nord de la Côte d'Ivoire).

L'un des faits marquants de cet événement sera, sans conteste, la conférence publique que va animer le Professeur Amoa Urbain, Recteur de l'Université Charles Louis de Montesquieu (Uclm) d'Abidjan, vendredi prochain à 10H, sur le thème : « Les alliances interethniques en Côte d'Ivoire : formes, pratiques et enjeux». L'initiateur du Festival de la Route des Reines, Rois et Chefs traditionnels (Festirois) saisira cette occasion pour présenter la carte des alliances réalisée par son université, laquelle met en lumière les alliances entre Agni (Est de la Côte d'Ivoire) et Baoulé (Centre); Senoufo (Nord) et Kôyaka ou Gouro (Centre-Nord et Centre-Ouest) ou encore Senoufo et Peulh (Guinée-MaliNiger... ).

En fait, il s'agit d'un phénomène social qui autorise la plaisanterie ou même « l'injure » entre ces différents groupements de personnes sans risque de se faire agresser, ni verbalement, ni physiquement. Ces pactes de nonagression existent également au sein d'un même groupe ethnique à travers les patronymes (entre les Koné et les Traoré), mais aussi entre différentes castes sociales (forgerons et bergers)... etc. Le Pr Amoa Urbain situera également les participants sur les enjeux de ces alliances avec des théories qui lui sont cher telles que « l'Elégance langagière », qui fait appel à la courtoisie, la pondération et la modération dans la prise de la parole; « la Diplomatie coutumière », mécanisme qui veut que tout différend soit réglé selon les règles de justice et usages propres au continent noir.

Les populations, en majorité Tagbana, et les autorités de Katiola, qui ont toujours manifesté leur fierté d'accueillir ce festival vont encore en faire un sacré instant d'hospitalité, de fraternité, de partage et d'ouverture aux autres peuples. « Nous sommes familiers à cette tradition, nous sommes effectivement alliés à plusieurs autres peuples de Côte d'Ivoire », confie Thomas Camara, maire de Katiola dont la commune, une fois de plus, sera sous les projecteurs du monde culturel pendant ces trois jours. En plus des danses traditionnelles, des concerts live, des activités sportives (lutte, courses de vélo, motos), des ateliers scientifiques, des visites touristiques et des expositions d'objets artisanaux seront également au menu. L'an dernier, lors de la 2ème édition, 15 régions du pays avaient pris part au festival.

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