21 Avril 2017

Afrique Australe: SADC - Félix Tshisekedi piégé

Des envoyés spéciaux de la SADC (Communauté de Développement l'Afrique Australe), qui séjournent à Kinshasa depuis le début de semaine, en vue de la collecte des données relatives au blocage l'Accord du 31 décembre 2016 et de l'Arrangement Particulier, programmé hier jeudi 20 avril 2017 à Kempesky Hôtel, dans la de la Gombe, une séance de travail avec le Rassemblement des Politiques et Sociales Acquises au Changement.

Alors qu'il se l'unique interlocuteur de ces mandataires des Chefs d'Etat de région, en sa qualité de chef de la délégation de ce politique au Centre Interdiocésain, Félix Tshisekedi était surpris de se trouver en face de Joseph Olenghankoy qui, comme on sait, représente la dissidence.

Ne pouvant cautionner la confusion et s'estimant piégé, il a d'échanger avec les délégués de la SADC sur la même table que l' qui conteste sa légitimité, au point de s'être autoproclamé chef file d'un Rassemblement/bis. Dans l'entendement de Félix Tshisekedi,

toute rencontre avec des émissaires de la SADC devrait avoir soubassement l'Accord de la Saint Sylvestre et la Résolution 2348 Conseil de Sécurité des Nations Unies, laquelle souligne l' de l'application intégrale du deal politique accepté par toutes parties prenantes aux négociations du Centre Interdiocésain.

Le Rassemblement se méfie terriblement de la SADC, qui avait en temps donné sa pleine caution à l'Accord du 18 octobre 2017 conclu la Majorité Présidentielle et une partie de l'Opposition, sous médiation d'Edem Kodjo, au motif que ce compromis politique avait caractère global et inclusif. Selon cette organisation sous-régionale,

le gouvernement Samy Badibanga avait carte blanche pour conduire peuple congolais aux élections. Après le rejet de l'Accord de la de l'Union Africaine par le Rassemblement, fortement soutenu par Nations Unies, l'Union Européenne, l'Organisation Internationale de Francophonie et plusieurs Etats occidentaux dont les USA, la Belgique,

la France, la Grande-Bretagne... , il s'est tenu un second dialogue Kinshasa, sous le label de la Cenco (Conférence Episcopale du Congo), dont la mise en application bute sur deux points : désignation du Premier ministre et du président du Conseil National Suivi de l'Accor du 31 décembre 2017.

En prenant une initiative qui tout l'air d'une nouvelle démarche de légitimation d'un ministre choisi dans une famille politique où il est contesté, la SADC est loin d'être perçue comme une impartiale dans la crise congolaise.

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