21 Avril 2017

Afrique Australe: Rassemblement - Premier court-circuit autour de la SADC !

De justesse, l'éclipse n'aura pas eu lieu, hier, au rendez-vous de la SADC. Très fâché, le Rassemblement de Félix a claqué. Alors que le Groupe de Joseph Olenghankoy s'est embarqué dans les discussions avec la SADC. Mais, qui a fixé cette rencontre à la même heure et au même lieu ? Scénario insolite !

L'aile dure du Rassemblement parle d'une partie remise, après un incident survenu, hier, jeudi 20 avril, lors d'un rendez-vous avec la délégation de la SADC, conduite par un Ministre Tanzanien, dans le cadre d'une énième mission de bons offices à Kinshasa.

Félix et les siens, après avoir constaté qu'un autre groupe d'Opposants, se réclamant du Rassemblement, s'invitait à table, ont préféré rebrousser chemin et rentrer, carrément, au QG de Limete.

Quitte à revoir les choses de telle sorte que les conditions soient réunies, pour des échanges francs, directs, ouverts et constructifs sur les tenants et aboutissants de l'Accord du 31 décembre et, surtout, sur les ratés en termes de non-signature de l'Arrangement Particulier.

De l'autre côté, le groupe restant sur le lieu, celui de Joseph Olenghankoy, est allé jusqu'au bout. Il a rencontré et discuté avec la SADC. Me Lumeya Dhu Maleghi, qui se fait passer pour le Rapporteur circonstanciel, affirme qu'il y a personnellement participé.

Ainsi, durant plus d'une heure, Olenghankoy et ses colistiers ont-ils tablé sur les points de divergences ayant été à la racine de tous les maux, au niveau du Centre Interdiocésain. Allusion faite, ici, à la question du mode de désignation du Premier Ministre et à la problématique du rôle de la CENCO pendant la transition qui ont été évoquées.

Puis, l'autre problème qui fait couler beaucoup d'eau sous le pont, c'est cette nouvelle affaire liée notamment, à la succession à la tête du Conseil National de Suivi de l'Accord du Sphinx, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé le 1er février 2017 à Bruxelles et dont le corps n'a même pas encore été ni rapatrié, ni inhumé. Lumeya prévient, entre autres, que le Chef de l'Etat, ayant pris les choses en mains, aurait, à son avis, résolu le problème du Premier Ministre, en désignant Bruno Tshibala.

Donc, il faudrait discuter, sur des matières résiduelles. Delly Sesanga, lui, minimise les faits et parle simplement d'un petit incident.

Pour lui, en effet, si des dispositions protocolaires sont prises, le Rassemblement, dans son format actualisé et restructuré autour du tandem Félix-Lumbi, rencontrera, à coup sûr, cette délégation de la SADC.

Dans tous les cas, les positions du Rassemblement, du moins, dans ce qu'il préconise, depuis ces derniers jours, sont connues.

Lundi 17 avril, Félix Tshisekedi, à son retour à Kinshasa, après un laps de temps à l'extérieur, réaffirmait, sans ambages, que pour sauver la patrie, les parties prenantes aux discussions directes devaient, à tout prix, finaliser le travail abattu, en signant l'Arrangement Particulier.

Car, la mise en œuvre complète et rapide de l'Accord du 31 décembre 2016 est non négociable, selon la résolution 2348 du Conseil de Sécurité de l'Onu.

Aussi, rappelait-il l'obligation qu'ont toutes les parties impliquées, y compris le Chef de l'Etat, à œuvrer dans l'esprit du consensus.

Il plaidait, à cette même occasion, que la cogestion de la transition, les mesures de décrispation politique et l'organisation des élections apaisées soient, en un mot comme en mille, la seule feuille de route qui constitue le substrat sur lequel est fondé cet Accord, âprement conclu sous les auspices des Evêques.

Congo-Kinshasa

CHAN 2018 - La RDC et le Mali, les grands absents de la 5ème édition

Le dernier tour retour des éliminatoires du CHAN 2018, l'équivalent de la CAN pour les joueurs locaux, a… Plus »

Copyright © 2017 La Prospérité. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.