21 Avril 2017

Congo-Kinshasa: Compte à rebours !

opinion

Elle est à pied d'œuvre, concomitamment au travail déjà amorcé par Maman Sidikou, Représentant spécial du Secrétaire général des nations unies en RDC, dans le cadre de la mission des bons offices, pour la signature de l'arrangement particulier.

La délégation de la SADC, arrivée à Kinshasa il y a quelques jours, dans le cadre des consultations de la classe politique, en proie à une gravissime dissension liée à la non-organisation des élections en 2016, a reçu, hier, la délégation de la Majorité présidentielle.

Aubin Minaku a fait savoir que le cap est maintenu pour l'organisation des élections générale de la base au sommet. S'il est resté muet quant à la date, encore moins l'année, lieu de se demander si cette démarche n'est pas contraire à ce que prévoit l'Accord de la Saint Sylvestre, dont on tient à respecter alors qu'il retient l'élection présidentielle, couplée aux législatives nationales, voire aux provinciales si les moyens le permettent.

Après cette entrevue, un couac est survenu. En effet, les sources recoupées signalent que la délégation de la SADC attendait aussi l'arrivée des membres du Rassemblement de Limete, sous la direction de Félix Tshisekedi. A l'heure H, surprise ! C'est plutôt la délégation de Joseph Olenghankoy qui a surgi. Protocole médusé. Voilà la triste réalité.

C'est justement dans cette ambiance que la République Démocratique du Congo, non seulement qu'elle attend la nomination de l'équipe gouvernementale devant accompagner Bruno Tshibala dans la suite de temps, jusqu'aux élections, mais peut tout aussi connaître un autre tournant, si jamais, bonne foi requise, il y a signature de l'arrangement particulier.

Dans le cas d'espèce, et c'est l'avis de beaucoup de Congolais, les élections seront organisées, pour leur donner la possibilité de se choisir, librement, les futurs dirigeants.

Mais, quand cela interviendra-t-il, exactement ? Est-ce que ce sera cette année ou l'année prochaine et, au courant de quel trimestre ? La pertinence de la question conduit à exploiter un triptyque dans l'agora politique congolaise. D'abord, les pessimistes.

Ils estiment qu'il est hors de question que les élections se tiennent cette année. Spécialiste des questions électorales, Jérôme Bonso, président de la Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes(Linelit) est de ceux-là.

Il a soutenu, dans une déclaration, que c'est à la fin de ce mois d'avril 2017, que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) devrait normalement finaliser les opérations d'enrôlement sur l'ensemble du territoire. Les deux mois restants, y compris le mois de juillet, devraient permettre le toilettage du fichier.

Par conséquent, il invite le pouvoir à prendre tout son courage pour dire ouvertement aux Congolais, qu'il n'y aura pas élection cette année.

Ensuite, les optimistes. Ils tempêtent que les élections sont prévues pour fin décembre prochain. Pour le CDPS de François Xavier Beltchika, toute minute qui passe permet à Kabila de vivifier ou de consolider sa posture.

Puisqu'il ne reste que huit mois pour la fin de cette année, et que le compte à rebours a déjà commencé, que faut-il faire d'autres, sinon que de donner un coup de mortier au processus, que de vouloir tourner en rond ? Compte à rebours, oui.

C'est raison que Maman Sidikou Sambo poursuit ses consultations, parce que la résolution du Conseil de Sécurité ne prévoit d'alternative crédible que l'échéance fixée par l'Accord de la Saint Sylvestre. C'est-à-dire, fin décembre 2017, pour la tenue des élections. Tel sera le cas ? Attendons voir.

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