21 Avril 2017

Gabon: Politique - Jean PING et son programme des réformes institutionnelles

Lors de son discours du samedi 15 avril dernier, Jean PING, accompagné des membres de sa galaxie, a expliqué au peuple gabonais, comment entend il mener les reformes constitutionnelles. Des réformes issues du Dialogue national pour l'alternance qui a eu lieu à Libreville, en décembre 2016. Dialogue organisé au sortir de la crise poste électorale d'août 2016 au Gabon. Aussi, Jean PING demande t-il aux forces de défense et de sécurité de respecter et de protéger le choix du peuple.

« Je dispose d'un Programme de Gouvernement Commun qui a été validé pendant le Dialogue National Pour l'Alternance. Avec les jeunes talents d'ici et de la Diaspora, qui m'entourent, avec les hommes et femmes d'expérience qui sont avec moi ainsi que toutes les personnes de bonne volonté, je suis prêt à gouverner immédiatement. C'est dans ce cadre que j'entends mettre en œuvre les principales résolutions du Dialogue National pour l'Alternance, à savoir : - la révision de la constitution ; - L'élection présidentielle et législative à deux tours - La limitation du nombre et de la durée des mandats, - L'obligation pour les dirigeants et les détenteurs de l'autorité de l'Etat de rendre compte de leur gestion, - La libération sans condition de tous les prisonniers politiques, entre autres. Je suis prêt à mettre en œuvre, la vision pour laquelle vous m'avez élu : « Le Gabon, à l'abri de la peur. Le Gabon à l'abri du besoin ». Mes Chers compatriotes ! Nul ne doit accéder au pouvoir en s'autoproclamant Président de la République comme l'a fait Ali Bongo, alors que le peuple souverain, ne vous reconnaît aucune autorité et ne vous obéit en rien.

Tout peuple est considérable, comme dit le poète et vous ne l'êtes pas moins. En tant que peuple, votre premier souci, ne doit plus être de protéger ce qui reste d'un pouvoir fantomatique et rejeté qui bouche votre horizon. Vous devez au contraire assumer ce que vous avez accompli au cours de ces huit mois de résistance et vous donner un avenir et des perspectives. Cela s'appelle un peuple qui a pris en main son destin. Cela s'appelle l'appropriation de son destin collectif. Je vous avais invité à prendre votre destin en main. Nous l'avons fait. Le Gabon nous appartient. Peuple gabonais, ce que nous venons d'accomplir ensemble, aussi noble soit il, ne saurait masquer le fait que vous attendez, qu'installé aux commandes de l'Etat, je sois pleinement à votre service. Vous attendez des retombées plus concrètes et plus immédiates de la prise en main des dossiers du pays, des orientations des politiques publiques, en mobilisant à bon escient, les ressources de l'Etat, au bénéfice des Gabonais. C'est ce moment qui manque à vos attentes. J'en suis conscient, et je puis vous rassurer que ce moment qui fonde votre espérance, est plus qu'imminent. Sans entrer dans les détails, je n'évoquerai que les signes les plus importants de l'imminence de ce dénouement. Les signes qui annoncent la fin du coup d'Etat sont : 1-L'enquête de la CPI qui conclura assurément à l'arrestation des meurtriers du peuple gabonais. 2-les sanctions ciblées de la communauté internationale qui vont frapper les auteurs et complices du coup d'Etat militaro-électoral. Je voudrais rappeler à cet effet que l'Union Européenne et le Gabon sont liés par des accords discutés, adoptés et ratifiés par notre pays.

Ces accords mettent au cœur de notre relation le respect et la promotion des valeurs de liberté, de démocratie et de droits de l'Homme. L'implication de l'Union européenne dans le processus électoral de la présidentielle de 2016 relève non pas de l'ingérence comme le soutien le pouvoir militaro-putschiste en place, mais de la stricte application de ces accords. 3-La situation économique et sociale, en dégradation continue. 4-L'échec répété de toutes les actions des putschistes. 5-Notre rassemblement et notre mobilisation. Alors que tous ces signaux s'allument, que tous les clignotants sont au rouge, il nous revient avec insistance que certains groupuscules autour du pouvoir établi se préparent à commettre l'irréparable pour préserver leurs privilèges. A ces désespérés, les Gabonais disent qu'ils ne se laisseront plus faire. Et moi, Jean Ping, le président de la République que vous avez élu, je puis vous assurer solennellement que je mettrai tout en œuvre pour faire échec à cette énième forfaiture. C'est pourquoi, en ma qualité de Président de la République, je demande aux forces de défense et de sécurité de respecter et protéger le choix des Gabonais, d'être au service du peuple souverain et de la nation. Comme dans tous les Etats de droit, nos forces de défense et de sécurité doivent s'attacher, plus que jamais, à veiller à ce que le drapeau national ne soit plus souillé"

Gabon

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