24 Avril 2017

Sénégal: Situation de pauvreté - Souleymane Gassama cloue au pilori les politiques

L'écrivain sénégalais, auteur du livre "Elgas : Un Dieu et des mœurs", en faisant un diagnostic sans complaisance de la situation du pays, trouve qu'au Sénégal la politique n'est «plus un levier de bon vivre en commun». L'invité du journaliste Baye Omar Guèye à l'émission politique Objection de la radio Sud Fm du dimanche 23 avril dernier, estime en effet que la politique sert à se remplir les poches, non sans mettre au banc des accusés les intellectuels, ainsi que les journalistes.

Dans son livre intitulé "Elgas : Un Dieu et des mœjurs", dans lequel il a fait une radioscopie de la société sénégalaise, l'écrivain sénégalais Souleymane Gassama ne fait pas de cadeaux à l'élite politique.

A l'émission politique Objection de la radio Sud Fm du dimanche 23 avril dernier, coïncidant avec la journée internationale du livre, l'invité du journaliste Baye Omar Gueye a plus ou moins tiré à boulets rouges sur les hommes politiques du Sénégal.

A son avis, «la politique n'est plus un levier de bon vivre en commun». Il pense, en effet, qu'elle permet «de se remplir les poches». Pis, il a soutenu mordicus que «la politique, c'est accéder au magot, accéder à la caverne des richesses.

C'est pourquoi elle est au sommet de la malversation financière». Il a, ainsi, accusé la classe politique d'avoir «volé» l'argent des citoyens. Très acerbe dans son analyse, Souleymane Gassama a estimé que «le train de vie affolant que certains ont dans ce pays, c'est tout simplement l'argent qui est piqué à des pauvres».

Pour l'auteur du livre "Elgas : Un Dieu et des mœurs", il y a lieu de le clamer haut et fort, au risque de se retrouver dans «les équilibres faux». Pour lui, le pays est dans une «paix factice» d'autant plus que la paix a été réduite à la seule stabilité politique.

Il pense, par conséquent, que «réduire la démocratie au seul temps électoral est un manque d'ambition cruel». Toutefois, il reste convaincu que la démocratie est l'égalité sociale, la cohésion, ainsi que le droit des individus. Mieux, «c'est l'aspiration commune au bien être», pense-t-il.

Pour autant, M. Gassama croit que «si aujourd'hui, on mettait assez de pédagogie sur la table pour essayer de montrer aux pauvres qui souffrent et qui meurent, que l'argent que les barons de l'économie et les barons politiques utilisent est leur argent, on créerait les dynamiques d'une révolte citoyenne qui est nécessaire».

Toutefois, Souleymane Gassama refuse de dissocier la responsabilité politique de celle intellectuelle et encore moins de celle journalistique. En effet, il trouve «qu'on ne peut pas juste faire le procès des hommes politiques, bien qu'ils soient parfois pris les mains dans le sac».

Pour lui, ils ne sont pas en réalité les seuls. «Parce que les bénéficiaires des largesses des hommes politiques, ce ne sont pas que des hommes politiques, ce sont les populations et parfois même d'insoupçonnables destinataires qu'on pourrait ici évoquer», fait-il remarquer.

C'est pour cette raison qu'il a demandé aux intellectuels, non pas forcément de trouver des recettes, mais plutôt de faire de bons «diagnostics».

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