26 Avril 2017

Congo-Kinshasa: Grand Kasaï - Clément Kanku lance un appel au calme

Revenu fraichement d'une mission officielle à l'étranger, le ministre de la Coopération au Développement, Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua, a lancé un appel à la paix au Grand Kasaï, hier mardi 2017 à partir de Kinshasa. Il importe de préciser que l'orateur ne s'est pas exprimé en qualité de membre du gouvernement, mais plutôt de fils du terroir.

Sa démarche consiste à sensibiliser à la culture de la paix les filles et fils de cette partie de la République, qui traversent un des pires moments de leur histoire. Pour lui, il faut profiter du calme qui règne depuis la désignation du successeur de Jean Pierre Pandi, décédé en août 2016, pour prendre des initiatives susceptibles de ramener une paix durable.

« A travers ce message, nous voulons sensibiliser davantage les leaders politiques et d'opinions ; c'est-à-dire tous ceux qui ont une influence dans l'opinion, à mobiliser les gens pour le processus de paix.

C'est le moment pour que nous nous engagions, nous tous, dans ce processus de paix lancé par le gouvernement. Il est temps que le Kasaï renoue avec la paix, parce que l'insécurité porte préjudice sur la vie de nos populations », fait savoir Clément Kanku, avant d'énumérer les dangers auxquels s'expose le Grand Kasaï..

Il y a, en premier lieu, le risque que la population en âge de voter ne soit pas enrôlée. La CENI a déjà annoncé qu'elle ne saurait procéder aux opérations d'enrôlement dans les circonstances actuelles. D'où, si la paix n'est pas rétablie, le Grand Kasaï court le risque de manquer de représentants dans les institutions.

Clément Kanku a révélé avoir été interpellé lors de son séjour en Inde, parce que des ingénieurs indiens commis aux travaux de construction du barrage hydroélectrique de Katende, dans la périphérie de Kananga, ne savent plus accéder au site, à cause de l'insécurité.

« L'insécurité empêche les agriculteurs de travailler, les enfants d'étudier. Cela aura d'incidences sérieuses sur le cycle scolaire.

L'insécurité empêche toutes les activités économiques. Bref, l'insécurité paralyse toute la province », souligne Clément Kanku, qui pense que les leaders kasaïens ainsi que tous ceux qui exercent une influence sur la population, devraient s'impliquer sincèrement pour que la paix revienne dans cet espace.

Par ailleurs, il a exprimé sa compassion à toutes les familles éplorées ainsi qu'à tous ceux qui se retrouvent aujourd'hui en situation de réfugiés dans les pays frontaliers, ou de déplacés internes.

C'est pourquoi, il se réjouit de la désignation du remplaçant du chef coutumier mort. Il espère qu'avec son avènement, la paix pourra définitivement revenir au Kasaï. Pour cela, il a déclaré tout son soutien au nouveau chef des Bajila Kasanga.

Aux acteurs politiques, il demande de ne pas exploiter le drame, la souffrance du peuple kasaïen à des fins politiques. « Que ceux qui ont des ambitions politiques trouvent d'autres canaux pour le faire... Que chacun prenne conscience de ce drame, de cette tragédie que vit notre population ».

C'était aussi l'occasion pour lui de féliciter les organisations non gouvernementales, telle que ACTION KASAI, qui s'illustrent dans l'assistance humanitaire aux populations kasaënnes meurtries.

Clément Kanku a dit encourager tous ceux qui ont initié des actions pour la paix, comme le groupe « Bayouda du Congo », ainsi que d'autres artistes kasaïens qui se sont lancés dans la sensibilisation de la population à la paix.

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