9 Mai 2017

Zimbabwe: Une ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF appelle à mieux protéger les enfants victimes de violence sexuelle

L'Ambassadrice de bonne volonté du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Priyanka Chopra, est actuellement au Zimbabwe pour attirer l'attention sur les traumatismes tragiques auxquels sont confrontés les enfants victimes de violences sexuelles.

« Aucune femme, et certainement aucun enfant, ne devrait avoir à subir des violences sexuelles, en particulier de la part de personnes en qui ils ont confiance, tels que les membres de la famille», a déclaré l'actrice indienne qui s'est rendue au Zimbabwe pour plaider en faveur d'un soutien accru aux enfants victimes de violences sexuelles.

Selon l'UNICEF, la violence sexuelle contre les enfants est répandue au Zimbabwe et les dernières données disponibles montrent que près d'une fille sur 10 âgée de 15 à 17 ans a été victime de rapports sexuels forcés ou d'un acte sexuel forcé.

Environ deux tiers des victimes ont d'abord été maltraitées par un partenaire intime et environ une victime sur 10 a été violentée par un étranger.

« Lorsque j'ai rencontré ces survivants - des jeunes femmes et enfants courageux - et écouté leurs expériences, cela m'a brisé le cœur.

Je n'oublierai jamais leurs histoires », a ajouté l'Ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF se remémorant sa conversation avec une fille de 13 ans qui a été violemment violée par son oncle. Les cas les plus préoccupants sont les abus où l'enfant connaissait et faisait confiance à l'adulte qui l'avait maltraité.

Au Zimbabwe, Mm Chopra a rappelé qu'il n'est pas tolérable que les enfants soient touchés de manière inappropriée. Elle a également appelé à mieux sensibiliser les jeunes sur les risques de grossesse ou de maladies sexuellement transmissibles suite aux rapports sexuels.

La violence sexuelle contre les enfants est également « presque invisible » et est largement sous-rapportée, a fait remarquer l'UNICEF, affirmant que la peur de « se retrouver en difficulté » ainsi que la honte et la stigmatisation explique le fait que les enfants ne signalent pas ces abus.

Par ailleurs, de nombreuses victimes étaient trop jeunes ou trop vulnérables pour comprendre ce qui leur était arrivé.

Au cours de sa visite, Mme Chopra a visité Childline Zimbabwe, un service fournissant 24 heures sur 24 des conseils gratuits, confidentiels et multilingues aux enfants de moins de 18 ans qui ont été maltraités, violés ou exploités.

« Les conseillers, tous bénévoles, me disent que de nombreux appels proviennent d'enfants en hystérie parce qu'ils ont été violés ou maltraités », a indiqué l'Ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF après sa visite.

« Sans Childline, les victimes n'auraient nulle part où se tourner. C'est un modèle que de nombreux pays connaissant des taux élevés de violence à l'encontre des enfants peuvent adopter, car c'est un endroit sûr vers lequel les enfants peuvent se tourner et ils savent que leur appel sera entendu », a ajouté Mme Chopra.

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