12 Mai 2017

Centrafrique: Meutre de casques bleus - L'Onu condamne l'attaque

La mort de cinq soldats de la paix cette semaine a provoqué une onde de choc au sein des Nations Unies. La situation sécuritaire est toujours tendue en Centrafrique. Mais cette semaine elle a pris une nouvelle tournure après l'attaque qui a visé un convoi de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

A la suite de cet incident, cinq casques bleus ont été tués près de Bangassou dans le sud de la Centrafrique, provoquant colère et indignation au sein de l'Organisation des Nations Unies. Le représentant du secrétaire général de l'ONU en RCA, Parfait Onanga-Anyanga, a relevé que c'est la toute première fois que la Minusca enregistrait un nombre aussi important de victimes dans ses rangs. Il a fustigé la barbarie et la lâcheté de l'acte perpétré contre les troupes onusiennes.

« Ce sont des assaillants qui ont certainement profité de nos règles d'engagement ; nous ne tirons pas les premiers, nous les laissons approcher, nous dialoguons avec nos interlocuteurs. Et dans ce cas précis, c'est la rage vraisemblablement d'éléments anti-Balaka qui ont donc profité de l'angle et de la proximité pour nous agresser avec des machettes, avec des armes à feu. Ils ont effectivement pris en otage un certain nombre de nos soldats.» a déclaré Parfait Onanga-Anyanga sur une radio internationale.

Au sein de l'institution onusienne, l'incompréhension perdure et l'on réfléchit à la réponse appropriée à apporter pour mettre un terme à l'insécurité dans le pays. « Nous ne voulons pas entrer en confrontation avec des populations centrafricaines. Bien au contraire, nous les appelons toujours à la paix et à la médiation.» a ajouté le patron de la Minusca. Par ailleurs, le lâche assassinat des soldats de la paix ne saurait rester impuni. « Nous sommes en discussion avec les autorités judiciaires centrafricaines pour qu'assez rapidement, une enquête soit diligentée et que le plus rapidement possible, les responsables soient identifiés et qu'ils puissent répondre de leur forfait devant la justice centrafricaine.» a conclu Parfait Onanga-Anyanga.

C'est dans ce contexte d'insécurité et d'émoi que l'organisation non gouvernementale, Amnesty International a annoncé hier, le lancement d'une campagne « Justice maintenant! » contre l'impunité en Centrafrique. L'ONG demande que les responsables présumés d'atteinte aux droits humains « soient jugés par le système judiciaire national, la Cour pénale spéciale ou la Cour pénale internationale, dans le cadre de procès équitables et sans recours à la peine de mort ».

Centrafrique

Un rapport de l'ONU pointe les exactions commises par deux groupes armés

La Minusca a publié mardi 17 octobre un rapport sur des exactions commises contre des civils il y a bientôt… Plus »

Copyright © 2017 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.