12 Mai 2017

Congo-Kinshasa: La Société civile de Beni dénonce l'exportation frauduleuse de cacao et café vers l'Ouganda

La Société civile de Beni révèle, dans un communiqué publié mercredi 10 mai qu'entre 2015 et 2017, plus de 7000 tonnes de cacao et de café ont été frauduleusement exportées vers l'Ouganda. Selon radiookapi.net, la Société civile de Beni s'appuie sur les statistiques avancées par la Fédération des entreprises du Congo (FEC) livrées au cours d'une réunion tenue à Beni avec l'association des exportateurs du Café - Cacao.

«L'estimation des tonnes du cacao qui sont passées frauduleusement sont de l'ordre de 3287 tonnes (2015), 3200 tonnes (2016) et 1321 tonnes (de janvier à mars 2017). Les causes de cette fraude sont : le prix de l'Ouganda (3 dollars par kilo) qui est supérieur à celui de la RDC (1 dollar par kilo), la vulnérabilité des acteurs qui sont censés mettre en application les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la fraude, la multiplication et le contrôle occasionnant l'augmentation des frais multiples», déclare le révérend-pasteur Gilbert Kambale, président de la Société civile de Beni.

Démanteler les réseaux de contrebande

Il recommande au gouvernement et aux forces de l'ordre de démanteler les réseaux de contrebande.

La coordination de la Société civile Beni recommande au gouvernement de chercher les causes de la chute du prix du cacao et du café en vue d'y remédier. Elle suggère en outre à l'Etat d'améliorer les salaires des agents œuvrant aux frontières pour qu'ils soient plus efficaces et au parquet d'ouvrir une enquête. Albert Nkumizama Bola, le directeur chef du secteur de l'ONC à Beni déplore lui aussi la fraude sur l'exportation du café et du cacao. Il pense en revanche que la FEC et l'association des exportateurs n'ont jamais donné des « preuves tangibles pour fiabiliser les statistiques avancées » sur cette fraude.

La FEC/Beni appelle le gouvernement à combattre la fraude dans l'exportation du café dans cette partie du pays. Elle avait lancé cet appel au cours d'une réunion organisée le vendredi 22 mars à Beni. «La fraude a atteint un niveau très élevé dans le coin. Le café, en état brut, quitte notre pays pour les pays voisins en violation de la loi en la matière. Nos usines menacent de fermer et de réduire leur personnel. Là, il y aura du chômage dans le pays et ca risque d'accroître l'insécurité dans la région», avait déclaré le président du Comité d'exportateurs du café, Guillain Maliona. Il avait également demandé au gouvernement de faciliter la création d'emplois et d'éviter que les entreprises tombent en faillite à Beni et ses environs.

De son côté, le directeur chef de secteur de l'Office national du café (ONC), Joseph Akweni Mayala avait indiqué que les services de sécurité vont s'investir pour arrêter cette fraude. Ces services promettent de mener des contrôles ensemble avec les officiers de police judiciaire de l'Office national du café.

En RDC, la production du café renaît de ses cendres avec la mise en place du Programme national de relance de la filière du café. Il y aura amélioration de la qualité et de la production du café à travers le pays d'ici 2015.

Congo-Kinshasa

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