15 Mai 2017

Congo-Kinshasa: Après la modification de l'Arrangement particulier - La Majorité poursuit son passage en force

Des participants au séminaire d'échanges entre communicateurs de la majorité présidentielle, tenu 5 au 7/9/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Après avoir réussi à modifier l'Arrangement Particulier et obtenu signature le 27 avril 2017 par une frange de l'Opposition et de Société Civile ainsi que par ses propres affiliés, la Présidentielle ne semble plus reculer devant rien. Elle est décidée poursuivre son passage en force, en dépit des protestations Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au et de la communauté internationale contre les violations de ce ainsi que de l'Accord du 31 décembre 2016.

Dans cette lancée, un communiqué de la présidence de la rendu public le vendredi 12 mai 2017 accordait 48 heures aux signataires de l'Arrangement Particulier révisé pour le dépôt listes de leurs membres au Conseil National de Suivi de l'Accord du décembre 2016. Contrairement à ce qui était prévu dans l'Accord de Saint Sylvestre, le président de cette nouvelle institution d'appui la démocratie ne va plus avoir la casquette de président du des Sages du Rassemblement. Selon l'Arrangement Particulier modifié,

il va être désigné de manière consensuelle par ses pairs, au nombre 28, appelés à siéger au sein de cette institution. Un délai de jours leur est donné pour se mettre d'accord, sous la surveillance du Chef de l'Etat.

Le pays va se retrouver ainsi avec un Premier ministre sans politique puisqu'exclu de l'UDPS, où il assumait la charge Secrétaire général Adjoint, et du Rassemblement, où il exerçait porte-parole, et un président du Conseil National de Suivi de l' du 31 décembre à puiser soit dans les rangs de l'aile dissidente Rassemblement conduite par Joseph Olenghankoy, soit du Front pour Respect de la Constitution (MLC et alliés), soit de l' signataire de l'Accord de la Cité de l'Union Africaine.

Par conséquent, au lieu d'une cohabitation non conflictuelle forces politiques et sociales pendant la transition, la RDC fonctionner dans un climat de fortes contestations internes externes des animateurs des institutions, dont personne n'ignore les mandats ont largement expiré.

La question que nombre d'observateurs se posent est de savoir dividendes la Majorité Présidentielle escompte tirer d' environnement où les forces politiques et sociales opposées tripatouillage de l'Arrangement Particulier ainsi que les la renvoient machinalement au respect de l'esprit et de la lettre l'Accord du 31 décembre 2016. Elle n'ignore certes pas les d'un isolement diplomatique face à certaines réalités politiques, sécuritaires, diplomatiques, économiques, sociales et financières notre planète, où les « grandes puissances » sont capables du et du pire.

Pour ne prendre que le cas récent de la fièvre hémorragique Ebola vient de se déclarer au Nord-Est du pays, le ministère de la s'est précipité à lancer un appel à l'assistance internationale, les pays ne dispose pas des moyens financiers et suffisants pour faire face à l'épidémie. A ce sujet, une négative de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) aurait pu le pays dans un situation inconfortable. Il en est de même des financiers de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, dont l'octroi dépend de la bonne volonté de la haute internationale.

C'est pareil pour les investisseurs étrangers, que Kinshasa appelle cor et à cri mais qui hésitent à jouer la carte RDC à cause l'instabilité politique, de l'insécurité, de la mauvaise gouvernance,

du mauvais climat des affaires, de la corruption, de la justice à tête du client, etc. Au lieu d'envoyer des signaux positifs à l'Accord du 31 décembre 2016, unanimement salué par la internationale et coulé en Résolution 2348 au niveau du Conseil Sécurité des Nations Unies, la Majorité Présidentielle persiste entretenir un climat politique délétère, qui avait pourtant montré limites sous le régime de feu le Maréchal Mobutu Sese Seko. Au lieu conduire le peuple de l'ex-Zaïre aux élections, après avoir épuisé mandats et souscrit aux résolutions de la Conférence Souveraine (CNS), le Président Fondateur s'ingéniait, sur conseil ses « faucons », dont certains ont réussi à infiltrer la Présidentielle actuelle, à tirer la transition en longueur, finalement être balayé par la rébellion de l'AFDL, fruit d'un complot international contre lui.

Si le schéma en chantier au sein de la famille politique du Chef l'Etat est de contourner les élections à travers, soit interminable transition, soit un référendum constitutionnel, il craindre que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Congo-Kinshasa

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