15 Mai 2017

Togo: La HAAC regrette l'entêtement des responsables de « LCF et City Fm »

En présentant le rapport d'activités 2016 de son institution, Pitang Tchalla, président de la HAAC a répondu à toutes les questions à lui posées dans ce sens. Parmi les questions, celle relative à l'attention que la HAAC a envers les journalistes renvoyés au chômage suite à la fermeture de LCF et City Fm. Il ressort des réponses données par Pitang Tchalla que c'est le durcissement de cœur des responsables du Groupe Sud Média qui a conduit à cette situation déplorée par tous.

« Qu'est-ce que la HAAC fait en cas de fermeture d'organe, précisément LCF et City Fm ? », question posée par Dieudonné Messan de Nana Fm. Et en réponse immédiate, Pitang Tchalla a déclaré : « nous déplorons la situation quand-même, nous la vivons comme c'était nous-mêmes ; parce que c'est des collègues, des confrères, des Togolais, mais on ne peut pas aller au-delà, c'est déplorable ».

Cependant, Pitang Tchalla regrette que les responsables de ces deux médias n'aient reconnu leur tort et le réparer à temps. Selon lui, « dans le cas de LCF, nous avons organisé des conférences, nous avons interpellé les gens, nous avons fait des communiqués pour dire attention, attention, attention. La dernière conférence, avant la fin de la journée qui a suivi, tous les autres pratiquement sont venus régulariser. Mais eux, ils n'ont rien fait ».

Pire, suite à la décision de retrait des fréquences, là-aussi le président de la HAAC regrette que l'endettement ait été renforcé. Au lieu de chercher à corriger ce qui leur était reproché, les responsables du groupe Sud Média ont porté plainte contre la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication devant la Chambre Administrative de la Cour Suprême. Et faut-il le rappeler, la Cour a donné un avis défavorable aux requérants.

Alors, a souligné M. Tchalla, « quand on va en justice, c'est fini ; il n'y a plus d'ouverture ». Autrement dit, se demande le président de l'instance de régulation des médias, « dans le cas d'espèce, qu'est-ce qu'on peut faire ? A quel titre la HAAC peut maintenant s'ingérer dans ce processus ? ». Bref, « nous aurions pu le faire ici c'est ce que nous nous efforçons à régler mais non, le débat a été porté ailleurs », s'est-t-il indigné.

Néanmoins, a rassuré Pitang Tchalla, « nous en parlons entre nous ici pour voir ce qu'il y a lieu de faire. Mais, la balle est dans le camp de ceux qui savent que la balle est dans leur camp ».

Pour conclure, le président de la HAAC a donné un conseil à tous les journalistes employés dans un organe de presse : « Veiller à ce que votre employeur ou vos employeurs respectent la loi pour que cela n'arrive plus », a-t-il conseillé. Sinon, a-t-il poursuivi, « lorsqu'il y a problème avec la loi nous avons décidé d'appliquer la loi jusqu'à ce que la situation ne se conforme à la loi ».

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