16 Mai 2017

Algérie: Scandales à répétition à la Sonatrach

Photo: aps
Affaire Sonatrach I: Reprise du procès par l'audition d'autres témoins

En Algérie, un scandale fait oublier un autre. Et la dernière affaire dans ce cadre n'est pas vraiment une nouvelle. Panama Papers revisite les dessous de ce dossier qui avait secoué tout un pays. Il s'agit, en fait, d'un complément d'information dans l'affaire déjà très connue de la Sonatrach. Un retour à l'un des scandales qui ont révélé la nature du rapport avec les deniers publics en Algérie.

Le fils de l'ancien président directeur général de la Sonatrach, Mohamed Reda Meziane, a encore « quelques sous » cachés dans un compte bancaire en Suisse.

Les documents des Panama Papers révélés, ce dimanche 14 mai, par le quotidien français Le Monde, braquent de nouveau les projecteurs sur un scandale où décideurs, politiciens, apparatckiks militaires et hommes d'affaires algériens sont impliqués jusqu'au cou.

Bien évidemment, le bouc-émissaire n'était autre que le PDG Mohamed Meziane... les autres dont une bonne partie est toujours au pouvoir ont été blanchis... on ne sait vraiment pas jusqu'à quand.

En effet, rapporte le journal français, l'enquête menée par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) en collaboration avec 108 rédactions révèle que Meziane fils a ouvert un compte, en 2008, à la banque Crédit Suisse à Genève, sous forme d'une coquille vide.

Répertorié alors par un simple numéro (153729), le fils de l'ancien PDG, précise Le Monde, a eu recours à un long détour pour éviter toute traçabilité, en passant par une société fiduciaire du nom de Junod, Muhlstein, Lévy & Puder (JMLP).

La même source rappelle, en revanche, que l'homme de 45 ans, et qui a été déjà condamné à 6 ans de prison ferme et 2 millions de dinars d'amende pour corruption et blanchiment d'argent dans le cadre du scandale de corruption dit « Sonatrach I », n'a jamais été jugé pour ce compte illégal en banque étrangère.

Certains avancent que la justice algérienne n'était pas en mesure de recenser l'ensemble des biens et l'argent présumés mal acquis par les inculpés, notamment le PDG et son fils, alors que d'autres affirment que la justice n'avait joué que le rôle qui lui a été assigné par les décideurs, afin que la tache d'huile n'affecte pas ceux qui détiennent les rênes à Alger.

D'après des documents obtenus dans le cadre du projet-investigation « Panama Papers », écrit encore Le Monde, il apparaît que Mohamed Reda Meziane a pu cacher au moins un compte en Suisse à la police judiciaire et aux magistrats instructeurs.

Voilà donc des révélations qui auront certainement une suite, dans un pays politiquement fébrile. Bien évidemment, ce rebondissement intervient alors que le fauteuil présidentiel est vacant à cause de la maladie de son occupant.

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