2 Mai 2017

Afrique: Pourquoi et comment soutenir les startups numériques les plus prometteuses d'Afrique ? Résultats d'une étude terrain

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London — Par Sylvain Béletre, consultant. On ne compte plus les appels d'offres lancés à l'attention des entrepreneurs, porteurs de projets et startups africaines, et tant mieux. Séminaires, sessions de rencontres, concours, conférences et coding days se succèdent sans relâche. Mais que se passe-t-il vraiment derrière ce buzz largement médiatisé ?

En 2016, nous avons encore relayé de nombreux appels (voir notamment dans notre section 'opportunités') et avons co-réalisé une étude terrain sur le sujet dans une sélection de capitales du continent africain.

Cette mission terrain nous a fait prendre conscience des réelles opportunités des investisseurs, et surtout des aléas et des réalités que rencontrent les jeunes entrepreneurs du numérique en Afrique. Si l'on schématise :

Premier constat : des centaines de milliers, voire des millions de jeunes d'Afrique veulent se lancer dans l'entrepreneuriat ; et pour cause, ils nous l'ont répété à plusieurs reprises : «on ne nous laisse pas le choix, et ce ne sont pas les états, ni les entreprises qui vont donner du travail à tout le monde. Nous devons donc prendre notre destin en main, avec l'aide de notre entourage».

Second constat : A travers de nombreux entretiens d'une heure par entrepreneur, accélérateurs, centres d'innovation, espace de co-working et incubateur, cette évaluation nous a permis d'identifier les segments les plus prometteurs dans le secteur numérique. La FinTech, l'e-commerce, l'e-logistique et la RegTech semblent arriver en pole position des segments les plus rémunérateurs.

Troisième constat : Quel est leur problématique? L'analyse des résultats des entretiens démontre, entre autre, que sans les 10 clients fidèles sur le long terme, sans quelques grosses commandes du gouvernement, et sans l'appui des opérateurs télécoms (pour les applications mobiles), la survie de ces jeunes pousses sera rapidement mise en péril. Le client est roi, l'argent est l'oxygène. Leur créneau : "Les financiers ne font bien leurs affaires que lorsque l'État les fait mal." (Talleyrand)

Quatrième constat : Il ressort également de l'étude que ces startups ont besoin de monitoring, de partenaires et d'expertises diverses pour canaliser leurs actions, prendre le train en marche et rendre leurs modèles économiques pérennes.

Cinquième constat : La force de ces startups ? (par rapport aux grands groupes) La jeunesse, des talents, une bonne dose de 'niaque', de la flexibilité, une pincée de créativité et d'audace (pour certaines), la rapidité, la compréhension des réalités de la jeune génération, et le besoin de s'en sortir très vite. Ajoutons des expertises dans les nouvelles technologies pour ceux qui sont impliqués dans ce secteur.

Voici encore un nouvel appel à projets provenant, cette fois-ci, de la Banque mondiale :

Appel aux 20 startups numériques les plus prometteuses d'Afrique subsaharienne.

Le Groupe de la Banque mondiale a lancé le 19 Avril dernier 'XL Africa', un programme d'accélération de cinq mois conçu pour soutenir les 20 startups numériques les plus prometteuses d'Afrique subsaharienne.

Les startups recevront du 'mentoring' d'experts internationaux, et accéderont à des investisseurs et partenaires potentiels. XL Africa accompagnera les 20 startups sélectionnées à attirer des capitaux de départ pour un montant entre 250 000 USD et 1,5 million USD.

Les entreprises intéressées peuvent postuler en ligne sur le site Internet de XL Africa avant le lundi 12 juin 2017.

Pour tout savoir sur le Programme, rendez vous sur XL Africa ICI >>.

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