16 Mai 2017

Burkina Faso: Dette de l'Etat - l'exécutif épongera ses créances envers la presse privée d'ici deux semaines

Plus de deux heures d'échanges avec à la clé des réponses « satisfaisantes » du Premier ministre aux préoccupations du monde des médias burkinabè. L'un des points essentiels de ces échanges a été sans ambages la dette de l'Etat envers les médias.

A ce jour, la dette cumulée est estimée à environ 650 millions de francs CFA répartis comme suit : 304 millions pour la presse écrite, 250 millions pour les télévisions, 50 millions pour les radios et environ 37 millions pour la presse en ligne.

Cette rencontre a permis donc à la délégation des patrons de presse d'interpeller le Premier ministre. Ce dernier, tout en louant le travail des médias a indiqué que tout sera fait pour que ces dettes soient épongées dans un délai de deux semaines.

« J'ai indiqué aux représentants de la presse privée que le gouvernement au plus haut niveau et le président du Faso en premier est extrêmement très sensible à tous ce qui concerne la presse privée.

C'est pourquoi j'ai décidé et je donnerai des instructions aux ministres en charge du dossier d'apurer toutes les dettes de l'Etat vis-à-vis des organes de presses privées d'ici deux semaines au plus tard.

Et il n'est pas question que des ambigüités puissent exister autour de cela » a fait savoir Paul Kaba Thiéba au sortir des échanges.

Outre cela, un mécanisme sera également mis en place pour éviter ces mêmes travers. C'est-à-dire un mécanisme permettant le traitement diligent des factures de la presse.

Et pour ce faire, le locataire de la Primature a indiqué qu'il est envisagé une rencontre périodique afin que les deux parties puissent aborder de telles problématiques car cela est pour l'exécutif un enjeu national qui est lié aux valeurs de la république telle la liberté et la démocratie.

Les deux autres points abordés au cours de ces échanges sont l'agenda de la mise en place de la TNT et l'opérationnalisation du Fonds d'appui à la presse privée.

En ce qui concerne le basculement vers la TNT, le chef du gouvernement a indiqué que le gouvernement met tout en œuvre pour respecter le chronogramme tel défini. Si tout va bien selon ses dires, la TNT sera une réalité au Burkina Faso en septembre 2017.

Cependant il a indiqué que son implémentation se fera de manière progressive jusqu'en septembre 2018. Aussi en tant premier responsable du comité de pilotage de la TNT, il a assuré que toutes les étapes techniques seront respectées.

Pour le cas de l'opérationnalisation du Fonds d'appui à la presse privée qui devrait entrer en vigueur en 2016, Paul Kaba Thiéba a indiqué que qu'il sera mis en œuvre cette année en principe.

Boureima Ouédraogo, président de la Société des éditeurs de presses (SEP), porte parole de la délégation, a pour sa part affirmer que les patrons de presse ne pouvaient que se réjouir face aux engagements du Premier ministre.

« Nous repartons plus ou moins soulagé pour le moment en espérant que nos espoirs seront comblés dans de meilleurs délais par des résultats concrets » a fait savoir M. Ouédraogo.

Par conséquent, les organisations patronales des médias disent donc attendre la mise en œuvre concrète des engagements pris ce jour par Paul Kaba Thieba.

Burkina Faso

Le président de la BAD attendu mercredi

Au cours de son séjour, le président de la BAD, première institution de financement du… Plus »

Copyright © 2017 Fasozine. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.