17 Mai 2017

Burkina Faso: Maternité de Kossodo - En ligne de mire zéro décès maternel et néonatal

communiqué de presse

Le 5 mai de chaque année, la communauté internationale célèbre la Journée internationale de la sage-femme, ce métier d'une noblesse indicible, mais dont la pratique relève du parcours du combattant dans nos centres de santé.

Plateau technique désuet, surcharge du volume de travail, conditions de travail peu enviables, les sages-femmes font face à de grands défis afin de sauver la vie de la mère et de l'enfant. Constat lors d'une immersion dans la nuit du 27 au 28 avril 2017 au sein d'une équipe de garde de sages-femmes/maïeuticiens au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Kossodo.

Nous sommes jeudi 27 avril 2017 et la nuit est tombée sur Ouagadougou et ses encablures. Le cadrant de l'horloge indiquait 20h20 au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Kossodo. Calme plat dans une grande enceinte vide. Une telle ambiance a de quoi semer le doute dans l'équipe qui a choisi ce site pour une immersion au cœur du métier de sage-femme.

Aux premiers abords le bloc de bâtiments où l'on peut distinguer l'enseigne «Maternité» semble désert. Les portes orange de la bâtisse vide aux murs blancs âcres défraichis, aux équipements brinquebalants et aux carreaux poussiéreux renforcent ce doute.

Fort heureusement, Vincent Samaté est là. Maïeuticien, responsable de l'encadrement au CMA de Kossodo, il invite ses visiteuses d'un soir à faire le tour des locaux avec ses visiteuses d'un soir.

Avec lui, les premiers signes de vie se font voir dès le prochain bâtiment. Une dame, bébé au flanc avec tétée à la bouche devise tranquillement avec sa camarade. Une mère et son bébé ? Les premiers clients de toute maternité... le doute se dissipe.

20h50 : Vincent Samaté nous reçoit dans son bureau et convoque l'équipe de garde qui est composée ce soir-là de 3 sages-femmes : 2 femmes Ouoba Mamounata, Koanda Aoua et un homme Sissao Abdoul Kader. Les femmes et hommes en rose nous accueillent détendus.

Le protocole de présentation fait, nous discutons à bâtons rompus avec les membres de l'équipe. Un brin de causerie qui vire à une vraie causerie du fait de mes interlocuteurs.

En fait, ils ont saisi ce prétexte pour profiter juste du luxe de la climatisation car la salle d'accouchement où ils travaillent n'en dispose pas. Il fallait donc prendre son mal en patience d'autant plus que la nuit semble résignée à rester «sans actions».

Afin de se fondre à perfection dans l'équipe, M. Samaté nous prête gentiment deux blouses aux deux reporter-femmes, devenues sages-femmes pour la circonstance ; ma collègue et moi. Nous voici donc «sages-femmes d'un soir au CMA de Kossodo» !

22h35, salle d'accouchement ! Ouf enfin un peu de changement et d'action. A même le sol, des femmes, ventres arrondis, trempées de sueur avec une certaine pudicité et retenue, expriment les douleurs du travail.

Leurs accompagnantes essaient tant bien que mal de soulager leur peine en essuyant la sueur qui dégouline des épaules, ou en massant çà et là, ou encore en les tenant fortement afin que leurs torsions ne soient pas plus dangereuses qu'utiles. «Humm ça ce n'est rien, ce n'est que le début. Et ce n'est pas encore sérieux», nous confie dame Ouoba.

Si cette scène peut impressionner et perturber tout nouveau venu, laisser néanmoins planer un sourire peut cacher cette scène qui nous a tout de suite intimidés. Les hommes accompagnants semblent s'être tracés une ligne rouge invisible devant l'entrée de la salle d'accouchement.

La majorité d'entre eux n'osent pas passer la porte ou s'ils sont appelés à le faire c'est avec beaucoup de réticence, de crainte et d'inquiétude, comme si «entrer dans cette salle des douleurs leur enlèverait ... toute envie de ... recommencer». Dans cette salle aucune commodité ni pour les femmes en attente ni pour l'équipe de garde.

«Tout donner pour sauver la vie»

Les équipements se résument au strict nécessaire : des lits aux matelas peu attrayants, tables encombrées de paperasses(le CMA est très fréquenté), chaises et bancs (dont les clous menacent de déchiqueter blouses et pagnes), encore moins de télé ou de climatiseur. Sissao, Ouoba et Koanda devant tout ce spectacle restent calmes et imperturbables, signes d'une parfaite maitrise de la situation.

23h00, salle d'accouchement : waayyyiiiii !!wouye !!! wa songima (venez à mon aide)... dans toutes les langues locales, les complaintes des parturientes donnent un concert exceptionnel.

Les femmes à ce stade font vraiment peine à voir ! Pourquoi ne pas leur offrir la péridurale ? Il s'agit d'une anesthésie localisée du bassin, réalisée en injectant une solution anesthésique dans le canal rachidien. «C'est un luxe que nous ne pouvons pas offrir ici », rétorque Samaté.

Derrière le box autour de la table qui sert de bureau à l'équipe de garde, les 7 élèves sages-femmes toutes de blanc vêtues, coiffes sur la tête, papotent attendant patiemment que l'une des parturientes dont chacune à la charge de suivre «arrivent à complète» c'est-à-dire prête pour l'accouchement. Elles spéculent sur la parturiente qui sera la première à accoucher.

23h25 : arrivée de la parturiente Balguissa Ouédraogo. Sissao, le maïeuticien de garde l'accueille et donnent des consignes aux stagiaires : «Amenez-la dans un des box et examinez-la en attendant que j'arrive».

La patiente, malgré son malaise perceptible, a eu le temps de tendre son carnet bleu au maïeuticien qui lui prend le soin de le feuilleter pour s'imprégner de toutes les donnes et mieux cerner sa situation. Il lui ouvre un dossier, enfile une paire de gants pour la consultation.

Après questionnements et attouchements, Sissao est bien fixé sur le cas. «La tête du bébé est encore haute et son utérus est cicatriciel. Elle risque une césarienne», explique-t-il. Il discute du cas avec ses autres collègues, mais une chose est sûre, son accouchement ne sera pas immédiat.

Et l'attente reprend pour tous, corps médical et parturientes. La discussion s'anime au sein de l'équipe de garde, histoire de rester éveillée et concentrée. Par moment, chacun se retire dans son monde pour se concentrer qui, sur son livre, ou qui, à son téléphone.

00h30 : une parturiente du nom de Salamata Kaboré se plaint plus que d'autres. L'heure de la délivrance semble avoir sonné pour elle. Elle est conduite dans un box et Ouoba enfile une paire de gants. Elle rentre l'examiner et ressort une dizaine de minutes plus tard en flèche. «Procidence ombilicale battante» !

En un temps record, la salle se vide et toute l'équipe se retrouve dans le box. La tension est à son paroxysme. Ouoba ressort en vitesse chercher le mari de la dame. Elle crie «ah Kaboré Salamat siida bê ??booli yan ta wa toto (c'est qui le marie de Kaboré Salamata ?il n'est pas là ? appelez-le qu'il vienne d'urgence)».

Comme si les autres parturientes avaient compris qu'une vie se jouait, elles oublient leurs souffrances ou la taisent. L'urgence ne fait pas perdre les moyens à l'équipe.

L'idée d'une évacuation est émise, mais le manque d'ambulance et surtout les risques de perdre le bébé au cours de l'évacuation fait écarter cette idée. L'heure est à l'action et vite. Samaté, Sissao, Ouoba et Koanda sont tous au chevet de la patiente. Celle-ci, ayant compris que son bébé est en danger, récite des sourates.

Après beaucoup de tensions, de consignes criées çà et là, l'équipe médicale arrive à extraire le bébé, mais ce dernier ne réagit pas.

Ouoba le place alors sur un plateau et court en pleine vitesse, suivi de Sissao et Samaté. Ils foncent vers le bloc opératoire dans un autre bâtiment parce que les box d'accouchement ne disposent pas du matériel dont ils ont besoin.

Ils crient et tapent fortement portes et fenêtres. «Ouvrez ! Ouvrez s'il vous plait !», «Urgence réa !!!» Le bloc s'ouvre. L'enfant est vite installé dans l'appareil de réchauffement et son minuscule visage plongé dans l'appareil à aspirer. Le maïeuticien reste concentré. Quelques minutes plus tard (mais qui semble pour nous une éternité), Ouf ! Bébé Kaboré respire.

C'est le soulagement. Sissao claque dans la plante du pied du bébé et ce dernier crie ! Il sourit, répète le geste et dit : «Bien vas-y, crie encore mon grand».

«Tu sais, des garçons il y'en a de moins en moins donc on a besoin de toi ici», lance- t-'il en plaisantant, mais heureux que l'équipe ait réussi la prouesse de sauver ce bébé. Ouoba qui était retournée au chevet de la maman laissée aux soins de sa collègue Koanda, esquisse des pas de danse et loue le ciel quand elle attend le bébé crier. Samaté sourit.

Mission accomplie! Sissao qui, jusque-là était resté avare en paroles et méfiant, s'ouvre enfin à nous. «Face à des situations comme ça, quand l'issue est favorable c'est notre motif de satisfaction. Vous avez vous même suivi. Chaque minute nous était comptée nous avons relevé le défi et voilà que le petit vit. Comment ne pas être exalté par ce métier et en être fier.

Le succès est encore plus doux que nous y sommes arrivés en dépit du peu de moyens techniques à notre disposition». Quelques temps après, le bébé sauvé, tout rose, retourne à la maternité auprès de maman qui l'accueille les larmes aux yeux. Le papa, arrivé bien après ces évènements, demande timidement à voir le bébé.

Mais au regard de son émotion, il était évident que l'accompagnante de son épouse lui avait fait le point. Tout tremblant, il prend son fils dans les bras en se confondant en remerciements et en bénédictions à l'endroit des sages-femmes.

Les lieux retrouvent leur ambiance. Les causeries reprennent au sein de l'équipe. Bien évidemment, le sujet de conversation est la situation qui a failli échapper à tout contrôle.

3h30 : une des parturientes, qui attend depuis moins d'une heure est «à complète» et est conduite dans le box. En moins de 20 mn, elle donne naissance à un joli bébé. C'est une fille et la mère va bien. Elle ouvre la voie aux autres accouchements.

En effet, une autre dame arrive dans l'un des box libres. Elle attend des jumeaux qui ne tardent d'ailleurs pas à venir. Si tout semble aller bien pour maman, ce n'est pas le cas pour les enfants. L'un d'entre eux souffre de malformation. L'équipe décide alors de les transférer à Saint Camille, un centre de santé mieux équipé.

Alors que l'on s'attelle à l'organisation de l'évacuation, le plus petit des bébés s'éteint. L'autre est placé sur l'appareil de chauffage en attendant de trouver une couveuse. Pendant ce temps, les femmes en travail affluent. A 5h06 tous les trois box sont occupés.

On crie partout, à même de traumatiser les âmes sensibles. On assiste successivement à trois accouchements les uns plus faciles que les autres. Les mamans et les bébés vont bien. Les naissances se poursuivent ainsi jusqu'à 8h, fin de la garde. 8h, c'est aussi l'heure à laquelle Balguissa Ouédraogo a été conduite dans le box.

Faute de bloc opératoire fonctionnel, elle a dû accoucher par voie basse avec tous les risques possibles liés à sa situation d'ancienne césarisée. Au total, durant cette nuit de garde, on a enregistré une dizaine de naissances et près d'une vingtaine de patientes.

«Que Dieu bénisse les sages-femmes : elles ont sauvé mon bébé de la mort»

«Je ne sais que dire sinon dire merci aux sages-femmes et les bénir de toutes les bénédictions possibles. Depuis que je suis arrivée j'ai bénéficié d'un bon accompagnement et honnêtement je ne peux me plaindre. J'ai vu également tout ce qu'ils ont fait pour sauver mon bébé de la mort.

Vraiment que Dieu bénisse ces sage-femmes», nous confie Kaboré Salamata dont le bébé a été réanimé avec succès. Pour toutes les parturientes que nous avons rencontrées, l'appréciation est la même.

Des sages-femmes dévouées qui avaient à cœur de tout donner pour que les mères et leurs bébés retournent sains et saufs à leurs communautés ; c'est ce qu'il nous a été donné de constater los de notre bref séjour au sein de l'équipe de garde de sages-femmes du CMA de Kossodo.

«J'ai été attiré par la noblesse du métier»

L'équipe de garde a démontré sa compétence et surtout son dévouement à la cause de la mère et du bébé. En plus de la formation qu'ils ont reçue, ces sages-femmes/maïeuticiens ont développé un amour particulier pour leur métier.

Pour Vincent Samaté, maïeuticien depuis 2008, aujourd'hui mentor (formé par UNFPA) et encadreur responsable de l'encadrement des jeunes sages-femmes au sein du CMA, il faut vraiment aimer ce métier pour s'adonner à fond. Premier maïeuticien de Yalgho, à 40 km de Dori, Samaté ne compte plus le nombre d'accouchements à son actif.

Selon lui, le métier est exaltant même si les conditions d'exercice restent difficiles à cause du manque de matériel et de personnel.

Il faut, selon lui, relever que le métier a connu énormément d'évolutions autant sur les équipements, le nombre de sages-femmes, sur la qualité de la formation et la prescription des molécules entrant dans la prise en charge de la femme enceinte.

Son vécu quotidien l'a amené à changer de regard sur la femme qui, de son avis, a droit «à tous les égards». Il se retrouve pleinement dans le thème de la commémoration de la Journée internationale de la sage-femme ce 5 mai «Sages-femmes, mères et familles partenaires pour la vie».

«Je trouve que le thème met en exergue la noblesse et l'importance de la pratique du métier de la sage-femme. Il montre que la sage-femme est un maillon essentiel de la chaine mère-enfant-famille. Elle est au début et à la fin du processus de la création de la famille par le suivi de la grossesse jusqu'à l'accouchement.

La sage-femme est aussi garante du bon équilibre de la famille et au-delà de toute la communauté. Elle contribue par son métier au développement de la société entière», nous confie-t-il. L'amour et la passion du métier restent un point commun pour Mamounata Ouoba, Aoua Koanda et Abdoul Kader Sisssao de l'équipe de garde du jour.

Pour ce dernier il n'y a rien de plus gratifiant que la reconnaissance des parturientes. «Il m'arrive de rencontrer certaines femmes que j'ai eues comme patientes il y a deux ans. Alors que je ne me souviens plus d'elles, elles viennent vers moi avec le sourire pour me rappeler que c'est moi qui ai aidé à faire venir au monde leurs enfants qui sont grands aujourd'hui.

Leur reconnaissance me satisfait pleinement et j'oublie les autres difficultés liées à la pratique du métier», se réjoui-t-il. Un autre point commun à ces sages-femmes : le souvenir cruel de certains décès maternels. «Je me souviens comme si c'était hier de cette jeune femme de 19 ans que j'ai perdue sans même pouvoir lui apporter les premiers soins.

Alors que j'étais nouvellement affectée au CMA de Fada, elle y est arrivée, fatiguée suite à une fausse couche et après 85 km de route.

Dès son arrivée et le temps que j'enfile mes gants pour lui venir en aide, elle s'est éteinte. Cela m'a marqué à jamais parce que je me suis dit que cela aurait pu être évité si dans sa zone, elle avait eu accès à une sage-femme», se rappelle Mamounata Ouoba, perdue dans ses tristes souvenirs.

C'est dans cette optique que l'UNFPA travaille à donner à toutes les femmes du monde l'opportunité d'avoir accès à des sages-femmes compétentes et à des soins en quantité et en qualité.

Pour cela, l'UNFPA soutient la formation des sages-femmes à travers la conception et la mise à disposition de modules de formations dans les écoles de santé et le système de mentorat.

L'institution équipe également de matériel SONU (Soins Obstétriques et Néonataux d'Urgence) pour aider à la réduction sinon l'éradication de la mortalité maternelle et néonatale dans les pays en développement.

«Plateau technique pauvre et défectueux, surcharge de travail : l'efficacité du travail des sages réduite de moitié»

Lits d'hospitalisation vétustes, manque d'échographes, manque de matériels SONU, manque d'oxygène, table d'opération sans accessoires... le CMA de Kossodo a mal à son matériel médicotechnique. Sauver des vies dans ce contexte relève du miracle et au regard des efforts des sages-femmes qui travaillent dans de telles conditions, la communauté leur doit une fière chandelle et une reconnaissance éternelle.

La salle d'accouchement ne dispose que de tables d'accouchement offertes, il y a quelques années, par l'UNFPA. Trois tables d'accouchement pour une moyenne de 15 accouchements par nuit cela est bien peu.

Pour tout le service, il y a un seul appareil de chauffage, un seul aspirateur de mucosités. Les sages-femmes du CMA travaillent avec vraiment peu de moyens. Mais cela n'entament en rien leur enthousiasme et leur désir de réaliser le défi de «zéro décès maternel et néonatal».

En plus du manque de matériel, les sages-femmes sont au four et au moulin : accueil des patientes, renseigner et tenir les familles informées des parturientes, aider les parturientes à mieux gérer le stress de l'accouchement, les aider à s'installer dans les salles post accouchements, les braves dames en rose donnent jusqu'à la limite de leurs moyens.

Quand nous nous inquiétons pour leur santé psychologique et physique, madame Koanda, sourit en dépit de sa grosse fatigue et nous explique : «c'est vrai la pratique du métier de sage-femme est un sacerdoce. Il est très exigeant et nous sommes exposées au maximum de stress émotionnel et physique que nous devons savoir gérer.

Remarquez ma collègue Ouoba malgré sa bonne condition physique souffre d'hypertension sans doute due à la fatigue liée à la surcharge de travail. Mais aider une mère à donner vie ou carrément sauver la vie d'un nouveau-né c'est pour moi très exaltant et je pense qu'il n'y a pas meilleur métier».

La situation est tellement préoccupante pour le médecin-chef du CMA. Son défi actuel est d'obtenir une nouvelle table d'opération ou au moins obtenir que celle dont la structure dispose soit mieux équipée, surtout de bras. Et pour cela, aucune voie et aucun moyen n'est exclu.

«Vraiment ma situation est critique. Si à votre niveau vous aviez une table qui, même si elle n'est pas neuve, pour nous dépanner en attendant, nous sommes preneurs. Mon bloc est actuellement non fonctionnel et cela est grave», lance-t-il à un de ses confrères de la direction régionale de la santé alors que nous étions encore dans son bureau le matin venu.

A peine a-t-il raccroché que son plaidoyer reprend de plus belle : «Quel est le titre juste de la première responsable de l'UNFPA ? Il faut qu'on lui adresse un courrier à ce propos, elle peut peut-être me sauver»... rires.

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