17 Mai 2017

Afrique: Homophobie - L'ONU appelle à combattre la discrimination à l'école, au travail et dans l'accès aux soins de santé

A l'occasion de la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie (17 mai), plusieurs responsables des Nations Unies ont souligné la nécessité de mettre fin aux discriminations toujours subies par les personnes des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI).

Cette année, la Journée souligne le rôle des familles dans le bien-être des LGBTI.

La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, s'est dite profondément préoccupée par la trop grande banalisation des insultes, des remarques sexistes et homophobes, dans les médias ou dans la vie quotidienne, sur les réseaux sociaux et y compris de la part de responsables politiques.

« Personne ne devrait se sentir humilié, fragilisé ou menacé pour son identité ou son orientation sexuelle, réelle ou supposée », a déclaré Mme Bokova dans un message publié à l'occasion de la journée. « L'histoire enseigne jusqu'où peut aller la violence homophobe et nous devons nous souvenir du passé pour empêcher l'irréparable aujourd'hui - rappelons-nous la situation des homosexuels sous le régime Nazi, internés dans des camps de 'rééducation', et tués ».

L'UNESCO s'est engagé à protéger les droits des personnes homosexuelles et transgenres, en y consacrant tous les moyens de son mandat pour l'éducation, la culture, la communication et l'information. « Ce travail pour l'intelligence et pour la tolérance commence sur les bancs de l'école », a souligné Mme Bokova, rappelant que l'UNESCO a lancé dès 2011 une initiative mondiale pour prévenir et combattre le harcèlement à caractère homophobe ou transphobe à l'école.

AUDIO: Vitit Muntarbhorn, Expert Indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination en raison de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre lance appelle à protéger les enfants et adolescents trans et de diverses identités contre toute forme de discrimination Crédit: ONU

Les discriminations liées à l'orientation sexuelle sont également toujours tenaces dans le monde du travail et impactent négativement la vie des LGBTI.

« Ce qui se passe sur le lieu de travail influe aussi sur la vie de famille », a déclaré le Directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT), Guy Ryder, dans un message. « Il importe donc de se demander si les travailleurs et travailleuses lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexués (LGBTI) jouissent pleinement de leurs droits au travail et sont en mesure de concilier leurs responsabilités professionnelles et familiales ».

D'après les travaux de recherche menés par l'OIT, les politiques sur le lieu de travail, qui sont souvent conçues d'un point de vue hétéronormatif, ne permettent guère de prendre en compte les difficultés et préoccupations des travailleurs et travailleuses LGBT.

« Conformément aux principes du Programme de développement durable à l'horizon 2030, aucun salarié LGBTI ne devrait être laissé de côté », a souligné M. Ryder, appelant tous les individus à se montrer solidaires de la lutte des travailleurs et travailleuses LGBTI et de leurs familles pour leurs droits.

Pour le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), il est essentiel de mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination auxquelles sont confrontées les LGBTI afin que l'élimination du sida d'ici à 2030 devienne une réalité.

« De nombreux jeunes homosexuels et transgenres sont rejetés par leurs familles, vivant dans la rue, confrontés à tous les types de discrimination et de violence », a déploré le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé. « Ce n'est pas le chemin vers des sociétés saines et productives. Nous devons encourager l'inclusion et la compassion et veiller à ce que des réseaux de soutien soient en place, y compris l'accès aux services sociaux et de santé essentiels ».

L'ONUSIDA rappelle que les hommes homosexuels et les transgenres sont plus exposés au risque du VIH. Cependant, dans de nombreux milieux de soins de santé, les LGBTI ont du mal à accéder à des services de santé de qualité sans discrimination, les rendant plus vulnérables au VIH et moins susceptibles d'avoir accès aux soins et aux soins.

En 2016, l'ONUSIDA a lancé un Agenda pour la discrimination zéro dans les milieux de soins de santé, qui réunit toutes les parties prenantes pour des efforts conjoints vers un monde où chacun, partout dans le monde, peut recevoir les soins de santé dont il a besoin sans discrimination.

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