16 Mai 2017

Congo-Brazzaville: Situation précaire à l'approche des législatives

Le 16 juillet prochain, les électeurs du Congo-Brazzaville seront appellés à élire leurs députés, une année après une élection présidentielle très mouvementée. Le climat sécuritaire actuel est aussi critique.

Les enjeux de ces élections sont importants, car il s'agit pour les partis au pouvoir de donner à nouveau une écrasante majorité parlementaire au président Sassou N'Guesso, élu en mars 2016.

Selon Hubert Joseph Kokolo de la Dynamique pour la République et la démocratie (DRD), un parti de la mouvance présidentielle, le président n'aura pas à souffrir pour s'offrir cette majorité. "Il s'agit même de l'objectif n°1 de notre parti la DRD. Nous y travaillons et franchement, il aura sa majorité. Aucun candidat dans la circonscription de Yamba où je me suis positionné ne me fait peur", affirme-t-il avec assurance.

L'opposition qui n'a toujours pas digéré sa défaite à la présidentielle de l'année dernière, s'est divisée quant à la participation à ces élections. La plateforme COPAR a pris l'option de participer à ces élections, à l'instar de l'UPADS, la principale formation de l'opposition au Congo.

Et les ambitions de la COPAR sont claires, selon son porte-parole Bonaventure Boundzika qui est aussi président du Congrès pour la démocratie et la République (CDR) : "Nous ne ferons pas de la figuration. Nous avons décidé de participer à toutes ces échéances pour assurer une bonne représentation à l'Assemblée nationale, au Sénat et dans les assemblées locales", déclare-t-il.

Sécurité fragile dans sud du pays

Ces élections vont se dérouler dans un contexte particulier de conflit armé dans le Pool. Anastasie Makosso, présidente de l'ONG "Femmes leaders du Pool'", regrette que les élections passant avant la paix dans le Pool où les femmes n'ont pas la possibilité d'aller voter.

Elle craint le manque de sérénité dans le vote des femmes de cette région du Congo, où les troupes s'affrontent et les hélicoptères bombardent fréquemment.

Mais, ces élections sont également marquées du sceau de la crise financière, car l'administration électorale a réduit le nombre des centres de recensement des électeurs. Cette administration manque aussi d'argent pour communiquer régulièrement à la population, comme elle l'a fait lors des dernières élections par des banderoles, des affiches et autres communiqués radiotélévisés.

Mi-avril, la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) avait dénoncé "la répression à huis clos" en cours depuis un an dans le Pool, tirant "la sonnette d'alarme sur la tragédie des populations" qui se déroule dans "l'indifférence générale".

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