18 Mai 2017

Congo-Kinshasa: Accusé de plagiat avec la chanson «Eloko», des musiciens de Mabele Elesi portent plainte contre Fally !

« Eloko » est le nouveau tube fétiche qui replace Fally Ipupa sur orbite après un échec cuisant du dernier album de son groupe.

En vogue, le playing bat le record dans toutes les plateformes de téléchargement sur Internet avec plus de 5 millions de vue à la gloire de la star congolaise.

Mais, la vérité est que Fally Dicap fait la buzz grâce à une composition musicale qui ne lui appartient pas. Donc, il n'est ni auteur, ni compositeur de la chanson «Eloko», affirme-t-on.

Nsimba Faustin, alias Fally Ipupa, a pris le courage d'interpréter, enregistrer et commercialiser une chanson dont il n'est ni auteur, ni compositeur.

Voilà l'objet d'une plainte déposée contre le chanteur congolais au Parquet de Grande Instance de Kalamu, à Kinshasa, par les musiciens du groupe Super 8-8 du feu MABELE ELISI. Ils réclament la paternité de la chanson « ELOKO » qu'ils ont eu à composer ensemble avec leur défunt leader MABELE, de son vivant.

C'était à l'époque de l'album « Ndoki Gentil », où l'ensemble musical s'est donné corps et esprit pour la réussite de cette chanson, dont Fally en profite aujourd'hui avec tout son succès sur le marché mondial de la musique.

Fally Ipupa est accusé de plagiat sur une œuvre artistique que la loi sur la propriété intellectuelle et le droit d'auteur exige une amande, conformément à la Justice.

Par ailleurs, les plaignants, hyper motivés, ne jurent que par la force de la loi dans laquelle la justice est appelée à faire son travail.

"Nous ne pouvons accepter qu'un musicien se réveille un bon matin pour entrer en studio rien que pour reprendre en intégralité une chanson d'autrui sans demander l'autorisation de son propriétaire. Certains d'entre nous ont contribué à la composition de cette chanson.

On pouvait bien permettre si la chanson avait été exécutée ou interprétée sur une scène pendant un spectacle. Oui ! Mais, pas la mettre sur un support musical pour la vente ou le téléchargement en ligne.", a déclaré un des membres de MABELE ELISI, qui a requis l'anonymat.

Selon eux, l'Homme de droit chemin est appelé impérativement à comparaître pour répondre de ses actes devant le juge.

Déjà, la plainte est entre les mains du ministère public qui examine le dossier. Les avocats de la star sont attendus pour présenter leurs moyens de défenses dans le tout prochain jour.

Fally aurait-il remis 10.000 $ à la famille ?

Du côté de Dicap la Merveille, renseigne-t-on, on parlerait d'un pétard mouillé. Par contre, certains proches de l'artiste estiment que la démarche engagée par le groupe MABELE ELISI est biaisée dans la mesure où, leur plainte n'aura aucun impact judiciaire.

Ils confirment que Fally avait rencontré personnellement la famille biologique et l'épouse du défunt Bokulaka MABELE ELISI, auprès de qui, ils auraient eu l'autorisation d'interpréter la chanson « eloko oyo», tirée de l'album «Ndoki gentil».

"Je vous informe que la star congolaise avait donné une enveloppe de 10.000$ américains aux ayants-droits qui sont la famille, la femme et les enfants de l'illustre disparu.

Mais, peut-être, ce groupe de musiciens se plaint parce qu'il ne s'est pas retrouvé dans le partage, ou encore il n'est pas informé du geste de reconnaissance posé par Fally, qui est un professionnel dans la musique", a déclaré un membre du staff de F-Victime de Dicap.

Ce qui est sûr, l'ex-choriste de Quartier Latin n'est qu'un simple interprète qui a essayé de modifier la chanson « Eloko », en y ajoutant une touche piment au niveau de mélodie, texte et vocal.

Mais, la composition reste intacte avec son rythme folklorique comme elle a été chantée dans la version originale par son auteur qui n'est autre que MABELE ELISI, chanteur congolais décédé le 8 novembre 2012, à Kinshasa.

Mort à l'âge de 54 ans, il était le porte-étendard du folklore mongo de la province de l'Equateur. De son vrai nom Ipanga Djema, il a fait la pluie et le beau temps sur la scène musicale congolaise. MABELE ELISI et les siens ont fait tabac à travers leurs œuvres authentiques qui ont fait des émules, dans sa province d'origine, l'Equateur, et à Kinshasa.

Mais, aussi, au-delà des frontières nationales. Son groupe tradi-moderne est et restera le berceau de plusieurs ensembles musicaux qui explorent les rythmes mongo en RDC. C'est ainsi que cette riche inspiration de l'artiste lui avait valu le sobriquet de MABELE ELISI, autrement la terre est riche.

Dans certaines de ses chansons, il s'inspirait des faits de société. Celles-ci ont été chantées en dialecte mongo. Pour d'autres mélopées, l'artiste chantait en lingala.

Dans l'ensemble, il cherchait à faire passer des messages à travers ses compositions, en contribuant à l'éducation de la population.

MABELE ELISI était tout à la fois attaché à sa culture et désireux d'évoluer avec ses contemporains. Il recourait donc aux instruments traditionnels en les mélangeant aux instruments actuels. C'est ce qui faisait l'originalité de son style tradi-moderne.

Rien d'étonnant si des grandes vedettes de la chanson congolaise de renom, comme Koffi Olomidé et Werrason aient puisé dans ses compositions et danses, pour enrichir leurs albums.

Bien qu'il arrive à court d'inspiration, Fally Ipupa ne pouvait-il pas aussi faire la même chose que de plagier la chanson «ELOKO» sans consulte les auteurs ?

Congo-Kinshasa

Ituri - 40 personnes meurent dans un éboulement de terrain au bord du lac Albert

Les catastrophes dues aux affaissements des terres sont fréquentes dans cette province de l'Est de la RDC. Plus »

Copyright © 2017 La Prospérité. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.