18 Mai 2017

Burkina Faso: Programme de croissance économique dans le secteur agricole

Une mission du Programme de croissance économique dans le secteur agricole (PCESA) a visité, le mercredi 17 mai 2017 dans les régions du Centre et du Plateau central, les réalisations faites sur financements de la structure. Dans l'ensemble, les responsables ont noté un bilan satisfaisant.

Le Laboratoire national d'élevage, la charcuterie moderne Ouaga 2000, l'Unité de transformation de maïs, Fasobiogaz et AGROSERV Industrie ont reçu la visite d'une délégation du Programme de croissance économique dans le secteur agricole (PCESA), le 17 mai 2017 à Ouagadougou et à Loumbila dans la région du Plateau central.

Cette tournée a permis au programme de découvrir des réalisations faites par des opérateurs économiques, à travers ses appuis conseils et ses subventions.

Le 1ER site visité a été la charcuterie moderne Ouaga 2000, la première entreprise à fonctionner avec l'énergie solaire. Son promoteur Boukari Nougtara a bénéficié de l'appui du PCESA à travers le Fonds vert d'un montant de 47, 5 millions de F CFA.

Cette somme lui a permis d'avoir une installation solaire pour couvrir ses besoins en énergie. Le Fonds vert, selon le coordonnateur national du PCESA, François Guira, est un fonds de subvention de 1,5 milliard de F CFA, pour accompagner toute entreprise agricole à avoir accès à des équipements visant à réduire fortement la consommation énergétique, hydrique et la pollution de l'environnement. C'est ainsi que M. Nougtara a avoué qu'avant le soutien du Programme, sa consommation énergétique mensuelle était d'environ trois millions de F CFA.

« Aujourd'hui la consommation a diminué, ce qui réduit également les prix de nos produits », s'est-il réjoui. Dans la filière maïs, deux unités de transformation d'une grande envergure, AGROSERV Industrie et ALEPA ont reçu les hôtes du jour. Elles ont toutes bénéficié du Fonds d'appui- conseil (FAC) et de l'investissement Fonds vert.

A AGROSERV industrie, l'entreprise de Siaka Sanon, c'est 3 000 tonnes de maïs qui ont été stockées dans un magasin. Ces céréales sont pré-nettoyées, vannées, avant d'être acheminées dans la salle de production pour l'obtention de produits finis de qualité, que sont la farine fine, la semoule et le gritz.

Les principaux clients viennent de la BRAKINA, BRAMALI, BRANIGER et les ménages. L'infrastructure ALEPA, nouvellement équipée est située à l'entrée de Ziniaré dans le Plateau central.

Elle a une capacité de transformation de 40 tonnes de maïs par jour. Vu déjà le nombre de clients qui « tapent » à la porte, le responsable Euloge Tapsoba, a foi que la « moisson sera bonne ».

Accroître le taux d'investissement pour attirer les entreprises

Il envisage une 2e unité avec une production de 100 tonnes par jour. L'autre entreprise qui a retenu la délégation, est la première centrale électrique à biogaz, avec injection directe sur le réseau national d'électricité en Afrique de l'Ouest : Fasobiogaz.

Avec une puissance de 275 kwh, il produit du biogaz, l'électricité, l'eau chaude et des engrais organiques, avec de la biomasse issue de déchets végétaux, d'animaux et agricoles. Au moins sept tonnes de déchets solides et de 20 m3 de ceux liquides sont reçus par jour dans cette unité, à entendre le directeur de Fasobiogaz.

Le dernier site qui a été visité est le Laboratoire national d'élevage, qui a eu un accompagnement pour l'accréditation par la formation des Responsables assurance qualité (RAQ) sur la norme ISO 17025, la mise à la norme de la section de microbiologie alimentaire et la réhabilitation des infrastructures en cours.

Le coût d'investissement des trois entreprises, AGROSERV industrie, ALEPA et Fasobiogaz à travers le Fonds vert, de l'avis du coordonnateur du PCESA, M. Guira, s'élève à environ 100 millions de F CFA.

« Au-delà de ce soutien, nous avons investi plus de 100 millions de F CFA pour l'achat de congélateurs solaires pour l'ensemble de l'association des bouchers du Kadiogo », a-t-il ajouté.

Pour avoir accès aux financements du PCESA, M. Guira a signifié qu'il faut que l'entreprise soit agricole et s'assurer que l'investissement sera « vert ».

Si cette condition est remplie, le promoteur apporte une contribution de 50%. « Au début, nous étions à 25% de contribution et nous avons estimé que la demande n'était pas forte et nous sommes allés à 50% de l'investissement, avec une valeur maximum de 50 millions de F CFA, renouvelable deux fois pour la même entreprise », a-t-il clarifié. A l'issue de cette tournée, M. Guira a dit tirer un bilan globalement satisfaisant.

Il a, par ailleurs, rappelé que le PCSA prendra fin en 2020 et d'autres types de projets sont en vue, à travers de nouvelles stratégies d'accompagnement.

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