19 Mai 2017

Tunisie: L'Ugtt lève le voile sur le secteur des hydrocarbures

«Cette manifestation n'a aucune intention politique. Nous considérons qu'il est extrêmement important de clarifier les notions et de permettre une meilleure compréhension du potentiel de la Tunisie en matière d'hydrocarbures», affirme Hasnaoui Smiri, secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques.

D'ailleurs, Slaheddine Selmi, secrétaire général adjoint chargé des institutions à l'Ugtt, confirme cette approche, indiquant que ce séminaire se tient en détachement de tous les débats politiques.

«Nous voulons apporter une clarification mais aussi insister sur le rôle des syndicats dans le maintien des institutions publiques qui subissent actuellement des attaques de toutes parts. Nous étions interpellés sur notre position quant à la question des hydrocarbures, mais nous ne pouvions répondre sans effectuer le diagnostic et sans faire appel aux experts», précise-t-il.

Recul de la production

Le diagnostic a été présenté par Mohamed Ali Khelil, directeur général de la stratégie et de la veille au ministère de l'Energie, indiquant qu'il y a eu une baisse conséquente de l'activité d'exploration, de recherche et développement depuis 2011.

Cette baisse s'est manifestée par la régression du nombre d'autorisations octroyées, de 52 en 2010 à 26 en 2016 et 24 actuellement, réparties entre une autorisation d'exploration et 23 de recherche.

Cette régression est expliquée, par M. Khelil, par le changement de la procédure d'octroi des autorisations qui se fait désormais par loi approuvée par l'Assemblée des représentants du peuple.

De même, les investissements ont reculé, induisant une baisse du nombre de puits explorés de 19 en 2010 à 3 en 2016. Le nombre des puits de développement a également baissé, soit 0 puit en 2016 contre 19 puits en 2010. Des chiffres qui reflètent, selon M. Khelil, un problème de baisse de la production et de renouvellement du stock des hydrocarbures.

En ce qui concerne la production quotidienne du pétrole et du gaz, le responsable indique qu'elle est de 44,3 mille barils par jour à fin avril 2017, contre 45,7 mille barils en 2016 et 77,2 mille barils en 2010.

La production quotidienne de gaz est passée de 8,6 millions m3 en 2010 à 6,1 millions m3 en 2016 et 5,8 millions m3 à fin avril 2017. Enfin, la production quotidienne de gaz liquéfié a augmenté, soit 5 mille barils par jour en 2016 contre 2,6 mille barils par jour en 2010.

Balance déficitaire

D'un autre côté, M. Khelil a affirmé que le déficit de la balance de l'énergie primaire s'est aggravé davantage, dépassant les 4 millions de tonnes en 2015, en raison du déséquilibre entre la demande et l'offre.

Toutefois, l'année 2016 a enregistré une baisse du déficit pour atteindre 3,7 millions de tonnes en raison de la hausse de la redevance sur le gaz algérien. Concernant le taux d'indépendance énergétique, il a reculé de 93% en 2010 à 59% en 2016 avec un taux d'importation de 41%.

Au niveau de la répartition de la production nationale des hydrocarbures, la région du sud (Tataouine, Kebili et Medenine) est en tête avec un pourcentage de 51% pour le pétrole, soit 8,54 millions barils et de 26% pour le gaz liquéfié, soit 587 millions m3.

Les perspectives de découverte des hydrocarbures sont essentiellement concentrées dans la région du Sud avec un taux de réussite entre 20% et 25%, suivie par la région du Centre-Est et le Golfe de Gabès (entre 12% et 15%), la région du Cap Bon (entre 10% et 12%) et le Centre-Ouest (7%) alors qu'aucune découverte n'a été signalée dans la région du Nord.

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