19 Mai 2017

Tunisie: « Il n'y a pas matière à polémiquer dans le domaine des hydrocarbures, tout est clair »

L'ensemble des découvertes ont été faites dans le sud tunisien, et c'est le cas chez nos voisins qui sont plus enclavés que nous dans le sud. En d'autres termes, dans le nord de la Tunisie, de l'Algérie ou de la Libye, il n'existe pas de découvertes substantielles. L'ensemble des bassins dans lesquels le potentiel de pétrole se situe aux alentours de 20 à 25% se trouve dans le sud.

Donc contrairement à ce qui se dit nous sommes pauvres en pétrole ?

Il y a jusqu'à présent des zones qui n'ont pas encore été explorées. Cependant, il est peu probable en Tunisie de trouver des bassins aussi importants que celui d'El Borma (dans le sud). Nous faisons partie des pays dont les ressources sont faibles en hydrocarbures

Qu'en est-il du gaz de schiste ?

D'après les premières données que nous avons, il semble que la Tunisie soit dotée d'un important potentiel. Cependant, il est important d'explorer ce potentiel pour mieux connaître nos véritables réserves. D'après les premiers chiffres, nous avons 650 milliards de mètres cubes dans le sud, et plus précisément dans le bassin de Ghadamès, à une profondeur de 4.000 à 4.500 mètres.

Pour le pétrole, il est essentiellement au centre, entre Kairouan et Sfax, et là, il y aurait un potentiel de 1.500 millions de barils. Il faut cependant être très prudent avec ces chiffres qui ne sont au final que des prévisions qui ne pourront être vérifiées qu'avec les opérations de prospection.

Certains mettent en garde contre l'impact écologique négatif de l'exploitation du gaz de schiste, que répondez-vous à cela ?

Ce qu'il faut savoir, c'est que la technologie a évolué. Aux Etats Unis par exemple, on utilise aujourd'hui deux fois moins d'eau et deux fois moins d'additifs qu'il y a quelques années. Il se peut aussi que d'ici quelques années, les technologies évoluent encore pour éviter par exemple la fracturation, très critiquée par les écologistes.

Ce que je dis, c'est : voyons d'abord ce que nous avons comme potentiel et décidons-nous après. Une étude est actuellement en cours menée par un institut canadien, sous la supervision du ministère de l'Environnement en coordinations avec à peu près l'ensemble des autres ministères.

Cette étude nous permettra de connaître l'impact écologique de la fracturation hydraulique. A la lumière de ces résultats, l'Etat tunisien se décidera.

Selon les différentes phases, quel est le potentiel du secteur en termes d'employabilité ?

Dans la phase de prospection, le potentiel est faible. S'il y a une découverte, le nombre d'employés peut grandir, pour atteindre une centaine de personnes dans les entreprises pétrolières par exemple, et ce, en plus des emplois indirects avec les sociétés de services pétroliers.

En deux ou trois ans et selon la taille du projet, on peut aller jusqu'à 1.000 postes d'emploi.

Nous avons l'impression que vous balayez d'un revers de main toutes les critiques adressées au secteur; n'y a-t-il rien de vrai dans ces critiques ?

Ce que je peux vous dire c'est qu'aujourd'hui, il y a beaucoup plus d'informations disponibles au grand public. Aujourd'hui nous avons tout simplifié. Il n'y a pas matière à polémiquer dans le domaine des hydrocarbures, tout est clair.

Et puis, aujourd'hui, vous trouvez absolument tout sur internet. Très honnêtement, quand j'écoute certains se présentant comme géologues ou experts, parler dans les médias, je m'étonne, car ce qu'ils disent n'a rien de scientifique.

Actuellement, toutes les données sur le secteur des hydrocarbures sont disponibles, peut-être qu'il faudrait les simplifier encore plus pour le grand public. Prenons par exemple le cas des contrats pétroliers, eh bien contrairement à ce qui peut se dire, ils sont publiés tels quels.

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