19 Mai 2017

Tunisie: Plaidoyer contre le terrorisme

Cette réouverture est due à un plaidoyer à l'international défendu par le barreau tunisien, afin que soient levées les réserves émises sur la sécurité dans le pays, où l'image du tourisme a été, ces dernières années, gravement écornée. L'initiative semble salvatrice à plus d'un titre.

Dans la foulée, l'Ordre national des avocats de Tunisie (Onat) organise, à partir d'hier et pendant quatre jours, une manifestation d'envergure, sous le signe «Les avocats face au terrorisme », à laquelle ont été conviés les défenseurs de la veuve et de l'orphelin, venus d'ici et d'ailleurs.

Une centaine d'avocats italiens y seront également présents. Ils vont tous, a-t-on appris, signer une pétition de soutien au tourisme tunisien, avant de demander à leurs gouvernements respectifs de procéder au retrait de la Tunisie de la liste rouge.

Coordination faite avec l'Etat italien, à travers son chef de la diplomatie et son ambassadeur en Tunisie.

Une manifestation, deux messages

Selon l'actuel bâtonnier, Me Ameur Mehrezi, la manifestation se veut symbolique et significative. Donc, le message est double. De telles précautions prises arbitrairement contre la Tunisie n'étaient qu'une fausse note et l'étiquette terroriste demeure, bel et bien, un prétexte infondé. Ce phénomène est plutôt universel, n'ayant ni patrie ni religion.

Il nous a frappés autant que d'autres pays euro- méditerranéens. La France, à titre d'exemple, en a beaucoup souffert. D'ailleurs, ce monstre invisible n'a épargné personne. La guerre antiterroriste est bien mondiale.

L'autre message n'est pas de moindre importance : l'amélioration des indicateurs touristiques, en termes de nombre de nuitées, au cours du premier trimestre 2017, est en mesure de démentir toute campagne médiatique étrangère préjudiciable au secteur, lâchement fomentée.

Le quotidien français qui avait, à l'époque, littéralement titré «Tunisie, le tourisme est fini» s'est, clairement, trompé.

Deux ans après le drame de Sousse, l'on doit se rendre compte que l'information journalistique n'est pas un relais de préjugés. A preuve, ce secteur qui a payé un lourd tribut semble, aujourd'hui, revenir de loin. Et la manifestation vise, par là même, à redorer son blason.

Hier, en fin d'après-midi, l'ouverture officielle de la manifestation a été marquée par les mots de bienvenue du président du bureau régional des avocats, du bâtonnier de l'Ordre national et du ministre de la Justice.

Ce matin, la journée de l'amitié tuniso-italienne sera célébrée, sur fond d'interventions des deux côtés. En fait, le débat se focalisera sur la lutte contre le terrorisme, dans ses multiples facettes. A l'ordre du jour, «l'immigration clandestine», «la femme dans la Méditerranée» et bien d'autres questions aussi complexes. Rendez-vous, l'après-midi, avec un rassemblement pour la paix.

Quatre jours en conclave au sein de l'hôtel-victime de l'attentat de 2015 , les avocats tunisiens et étrangers se dresseront comme un seul homme face à un ennemi qui vient de partout. Le dîner-gala et les baignades programmés rimeront avec le retour de la sécurité sur nos plages, nos hôtels et notre tourisme.

Tunisie

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