19 Mai 2017

Sud-Soudan: Un rapport de l'ONU dévoile les violations des droits de l'homme et les abus contre des civils à Yei

communiqué de presse

Bruxelles — Un rapport des Nations Unies publié aujourd'hui rend public les conclusions d'une enquête approfondie sur les violations et abus des droits de l'homme commis dans et autour de la ville de Yei, Central Equatoria (150 km au Sud-Ouest de Juba) au cours de la période allant de juillet 2016 à janvier 2017.

Le rapport de la Division des droits de l'homme de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS) et du Bureau des droits de l'homme des Nations Unies documente des cas de violations et d'abus dans lesquels des civils ont été pris pour cible par les deux parties au conflit en raison de leur origine ethnique et/ou de leur soutien présumé à l'autre partie y compris 114 assassinats par les forces pro-gouvernementales. L'ampleur des abus commis par les groupes d'opposition armés demeure peu claire en raison du manque d'accès aux zones où ces groupes sont actifs. Le rapport conclut que ces violations et abus pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité et justifient une enquête plus approfondie.

Le rapport met en outre en lumière des cas de bombardements indiscriminés de civils; des assassinats ciblés; de pillage et de destructions de biens civils par des incendies ainsi que des cas de violence sexuelle perpétrés contre les femmes et les filles, y compris celles fuyant les combats.

Jusqu'à une date récente, Yei était en grande partie une ville paisible, avec entre 200 000 et 300 000 habitants d'ethnies différentes. En juillet 2016, la violence a éclaté entre les forces gouvernementales et les forces de l'opposition conduisant au départ du chef de l'opposition, Riek Machar, avec un petit groupe de partisans à travers les régions d'Equatorias jusqu'en République Démocratique du Congo. Poursuivis par les forces gouvernementales, des combats ont éclaté le long de leur route et en particulier à Yei. Cette violence a alimenté de fortes divisions à caractère ethnique entrainant ainsi des assassinats ciblés, des arrestations, des viols et des déplacements massifs de plus de la moitié de la population de la ville.

Les images satellite utilisées pour corroborer les allégations montrent de nombreuses maisons et commerces incendiées entrainant un déplacement forcé de dizaines de milliers de civils. Même si les populations ont fui la violence, des récits laissent entendre que les parties armées ont harcelés, volés et ciblés les personnes civiles alors qu'elles se dirigeaient vers l'Ouganda afin de s'y réfugier.

"Ce rapport documente les souffrances humaines profondes causées par le conflit en cours et l'exploitation des divisions locales et ethniques à des fins politiques", indique le rapport. "Le conflit à Yei, en particulier, met en lumière le niveau d'impunité au Soudan du Sud, ce qui a contribué à nourrir des cycles de violence successifs partout dans le pays".

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