22 Mai 2017

Congo-Brazzaville: Les législatives divisent les politiques

Photo: RFI/G.T.
Archive - Des électeurs qui cherchent leur nom sur la liste affichée près de chaque bureau de vote pour les élections législatives

De plus en plus d'acteurs politiques et membres de la société civile en République du Congo estiment que le climat n'est pas propice pour la tenue d'élections législatives transparentes.

Dans moins de deux mois, les Congolais sont appelés aux urnes pour des élections législatives. Récemment, le gouvernement a lancé l'opération de révision du fichier électoral pour que le scrutin puisse se tenir le 16 juillet. Sauf que tout le monde ne s'entend pas sur cette date. Acteurs politiques et membres de la société civile divergent avancent notamment l'arrestation d'opposants et l'insécurité.

L'insécurité dans le Pool

C'est en particulier l'insécurité dans le département de Pool qui préoccupe : la région est régulièrement en proie à des violences depuis la réelection du président Denis Sassou N'guesso en mars 2016.

Des affrontements entre les forces de l'ordre et les milices ninja, qui se réclamant du Pasteur Ntumi, ont contraint des milliers de personnes à fuir le département située non loin de la capitale congolaise, Brazzaville.

Pour le porte-parole de la plateforme de l'opposition FROCAD, Guy Romain Kinfoussia, cette instabilité est une raison suffisante pour repousser le rendez-vous électoral.

Des opposants en prison

Autre facteur d'agacement : le fait que plusieurs opposants politiques soient détenus en prison. Le général Jean-Marie Mokoko par exemple, candidat à la présidentielle, est détenu depuis juin 2016 pour "atteinte à la sûreté intérieur de l'Etat.

Ou Okombi Salissa arrêté en janvier 2017. L'opposant Pascal Tsaty Mabiala de l'UPADES réclame du pouvoir qu'il prouve leurs fautes. Il souhaite par ailleurs que les élections se tiennent en juillet.

Le niet du parti au pouvoir

Le PTC, le parti des travailleurs congolais au pouvoir, a annoncé quant à lui qu'il s'apprêtait à se lancer dans la course. Selon le député Alain Mocka, la quasi totalité du pays est dans la quiétude - il est possible de faire campagne dit-il.

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