21 Mai 2017

Burkina Faso: Campagne agricole humide 2017-2018 - 5,2 millions de tonnes de céréales attendues

Photo: Rfi
Théodore Nabaloum, producteur agroécologiste de Korsimoro, dans le nord du Burkina Faso. Comme lui, une centaine d'agriculteurs de cette commune se sont convertis au bio

Le ministre de l'Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, a lancé officiellement la campagne agricole humide 2017-2018, dans la commune rurale de Bagré dans la région du Centre-Est, le 20 mai 2017. Ce fut l'occasion pour lui d'offrir aux producteurs, des intrants agricoles et de donner le top de départ de l'initiative e-vulgarisation.

Pour la campagne agricole humide 2017-2018, ce sont 5 millions 200 mille tonnes de céréales qui sont attendue. En plus de ces prévisions, 1 million 568 mille tonnes de cultures de rente et 1 million 891 mille 947 tonnes de cultures maraîchères sont espérées.

Et pour atteindre ces objectifs, le ministère de l'Agriculture et des Aménagements hydrauliques et ses partenaires techniques et financiers, ont mis à la disposition des producteurs, des lots d'intrants et d'équipements. C'était lors du lancement de ladite campagne agricole, le 20 mai 2017 dans la commune rurale de Bagré, à une cinquantaine de Km de Tenkodogo.

Cette campagne est placée sous le thème : «Développement des agropoles et utilisation des technologies de l'information et de la communication : opportunités d'intensification et de diversification des productions agricoles».

A l'occasion, le ministre en charge de l'agriculture, Jacob Ouédraogo, a annoncé que plus de 26 000 tonnes d'engrais, 7000 tonnes de semences améliorées, 1,5 million de boutures, environ 12 000 charrues, 1660 charrettes, 140 semoirs, 908 butteurs, 100 cannes planteuses et 4 820 animaux de trait seront distribués aux producteurs des 13 régions du Burkina Faso.

La valeur des intrants et du matériel est de 64 millions 554 mille 550 F CFA. En outre, 110 motocyclettes d'une valeur de 132 millions 750 mille F CFA permettront aux agents d'appui-conseils agricoles des 45 provinces, de mieux assurer la ronde pour l'encadrement des agriculteurs.

Par ailleurs, 11 740 ha de nouveaux bas-fonds aménagés et périmètres irrigués, 85 ha de périmètres maraîchers, 20 ha pour l'irrigation seront mis à la disposition des producteurs.

Dans le cadre de la prévention et la gestion des crises alimentaires et nutritionnelles, Jacob Ouédraogo a confié que 105 magasins de stockage seront construits, 32 430 tonnes de céréales pour la constitution des stocks de sécurité dont 25000 tonnes pour le stock d'intervention seront acquis.

«Il s'agit pour le gouvernement à travers ces actions, de concrétiser sa vision concernant l'autosuffisance alimentaire», a-t-il déclaré.

L'initiative e-vulgarisation, une innovation d'appui-conseil

Pour le président du bureau national des Chambres régionales d'agriculture (CRA), Seydou Ouédraogo, même si le gouvernement fait des efforts pour améliorer leurs conditions de travail, il y a toujours des défis à relever. Il a évoqué le marché non rémunérateur des produits agricoles.

A l'entendre, cela nécessite une réorganisation en mettant l'accent sur les infrastructures de stockage, de conservation et une homologation des unités de mesures des produits. «Un contrôle du commerce de ces produits agricoles s'impose pour que, ne puisse plus être commerçant du secteur, qui le veut», a souhaité Naaba Ouédraogo.

En plus, il a demandé qu'on mette à leur disposition, les intrants à bonne date et que ces intrants profitent à plusieurs producteurs. Des requêtes que le ministre a dit prendre en compte.

Un autre fait qui a marqué cette cérémonie est le lancement de l'initiative e-vulgarisation ou service 3-2-1. Il s'agit d'une innovation d'appui-conseil et d'accroissement de la productivité. Elle est une alternative pour combler les insuffisances du réseau de vulgarisation agricole et répondre en temps réel aux besoins d'informations ressentis par les différents acteurs du monde rural.

En effet, e-vulgarisation est un service d'information gratuit sur demande et disponible sur les téléphones portables. Il fonctionne comme un moteur de recherche qui n'a pas besoin d'Internet. Les messages développés sont accessibles sous forme de ‘'SMS" ou message vocal en trois langues (français, mooré et dioula).

Le service est composé de 30 messages portant sur six spéculations : le maïs, le riz, le niébé, le sésame, la tomate et le sorgho. Pour chaque spéculation, les messages portent sur le choix de la semence, la préparation du sol, la fertilisation, la gestion des nuisibles, la récolte et la conservation.

Les conditions d'utilisation de l'e-vulgarisation sont simples. Il suffit de composer le 321 pour la réception des messages vocaux et suivre les instructions du serveur pour écouter les messages. Jacob Ouédraogo a confié que l'initiative est le fruit d'un partenariat entre son département, l'ONG Self Help Africa, l'entreprise sociale Human Network initiative et la société de téléphonie Orange- Burkina.

Elle a une durée d'une année et un coût global d'environ 30 millions de F CFA financés par l'ONG Self Help Africa. Le représentant de cette ONG, Marc Kaboré, a d'ailleurs invité les agriculteurs à s'approprier le service.

«L'essor des téléphones mobiles au cours de ces dernières années montre qu'ils peuvent constituer un puissant canal de diffusion et de vulgarisation des techniques agricoles au profit des petits producteurs.

Cette initiative contribuera donc à mettre à la disposition des petits producteurs, surtout les femmes et les jeunes, toute l'information nécessaire à une intensification agricole durable et résiliente», a affirmé M. Kaboré.

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