22 Mai 2017

Afrique: La réalisation des Objectifs mondiaux requiert des actions concrètes en matière de financement du développement

A l'ouverture à New York du Forum du Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies consacré au suivi du financement du développement, plusieurs responsables du système onusien ont réaffirmé lundi la nécessité de mesures tangibles, cohérentes et inclusives de la part des acteurs pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD).

Le Président de l'ECOSOC, Frederick Musiiwa Makamure Shava, a rappelé qu'avec l'adoption, en 2015, du Plan d'action d'Addis-Abeba sur le financement du développement, le cadre global du financement du développement avait été fixé pour soutenir les ODD à l'horizon 2030.

Vu le contexte difficile actuel que traverse le monde, la réalisation des ODD rend l'application du Plan d'Addis-Abeba encore plus importante, a-t-il souligné. « Le monde nous regarde et attend beaucoup de cette réunion », a affirmé le Président de l'ECOSOC.

M. Shava a indiqué que la présente réunion de haut niveau avec les institutions de Bretton Woods permettra aux différents acteurs du financement du développement de dialoguer, favorisant ainsi la cohérence et la coopération de leurs actions respectives.

Cette réunion, a-t-il ajouté, est aussi une plateforme pour une action concrète. Ses conclusions et recommandations intergouvernementales comprennent une panoplie de mesures et d'actions politiques qui peuvent changer la trajectoire de l'économie mondiale et venir en aide aux pays dans leur réalisation des ODD.

Le Président de l'ECOSOC a en outre indiqué que le document final de cette réunion de haut niveau souligne clairement que « notre engagement pour la coopération multilatérale dans le domaine du développement durable » est plus crucial que jamais.

Engagement collectif, véritable partenariat et cohérence du système de développement

Dans un message vidéo, la Vice-Secrétaire générale de l'ONU, Amina Mohammed, a rappelé que le Programme d'action d'Addis-Abeba, le Programme de développement durable à l'horizon 2030, et l'Accord de Paris sur le changement climatique établissent une feuille de route pour un avenir meilleur pour tous. Elle a invité le Forum à examiner des questions clefs telles que l'importance des investissements à long terme et les mesures urgentes à prendre pour améliorer le bien-être des pauvres et des personnes vulnérables.

La Vice-Secrétaire générale a estimé que le Forum doit être l'occasion de réaffirmer l'engagement collectif en faveur du développement durable, voyant dans cette réunion entre l'ONU et les organisations de développement le meilleur mécanisme de prévention de nouvelles crises.

Elle a exhorté les États Membres à rechercher et à forger des partenariats significatifs, soulignant qu'un véritable partenariat mondial pour le développement durable doit être fondé sur les principes d'égalité, de solidarité et le respect des droits de l'homme. Elle a aussi appelé les pays en développement à renforcer la coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire.

Mme Mohammed a assuré que l'ONU, pour sa part, allait continuer de s'atteler à renforcer la cohérence du système de développement international, afin d'assurer le succès de toutes les initiatives qui concourent à la réalisation des ODD.

La CNUCED prône une mondialisation plus juste et plus inclusive

Le Président du Conseil du commerce et du développement de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Christopher Onyanga Aparr, s'est inquiété de la fragilisation de l'économie mondiale, marquée par un ralentissement de la croissance qui était de 2,2% en 2015, ainsi que par les taux de croissance faibles ou négatifs enregistrés dans certaines grandes économies.

Cette situation l'a amené à s'interroger sur la fiabilité à venir de l'investissement dans le développement, ainsi que sur les risques associés en termes d'aide publique au développement (APD).

M. Aparr s'est aussi inquiété du creusement des inégalités, de l'augmentation de la dette dans les économies en développement, ainsi que des derniers chiffres de l'APD, expliquant que l'aide apportée aux réfugiés s'est traduite par une baisse des investissements dans les économies africaines.

Le Président du Conseil du commerce et du développement a souligné que la CNUCED prône une mondialisation plus respectueuse des processus de financement du développement durable, plus juste et plus inclusive.

Cela ne peut se faire que si les populations qui ont été marginalisées dans l'économie mondiale y sont désormais incluses, a indiqué M. Aparr pour qui de nombreuses options se présentent aux pays en développement pour mieux attirer les investissements, faire entendre leurs voix lors des débats sur la gouvernance mondiale, ou encore combler le fossé numérique.

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